Le pétard mouillé du Cloud à la française : Numericable souhaite se retirer du dossier

Le dossier du Cloud à la française est il finalement un échec. Cinq ans après le lancement du projet baptisé "Andromède" prévoyant notamment la construction d’un grand centre de données informatiques, le projet de créer une alternatives française à l’hégémonie américaine sur le dossier du Cloud, ne rencontre pas le succès attendu.

Pire encore, le projet devenu deux fois moins ambitieux suite à la réduction du budget par l’Etat (75 millions d’euros au lieu de 150), a conduit à la naissance de deux projets concurrents réduisant l’enveloppe pour chacun de moitié : Cloudwatt et Numergy.
 
Les opérateurs n’ont pas non plus réussi à s’entendre avec Dassault Systèmes, chef de file à l’origine d’Andromède. Résultat ce dernier a claqué la porte laissant les deux opérateurs Orange et SFR se débrouiller, ce qui conduira à deux projets distincts.
 
D’un côté Orange et Thalès sont propriétaires de Cloudwatt quand, de l’autre côté SFR et Bull se sont associés autour de Numergy. Après deux ans d’activités, le chiffre d’affaires de Numergy a atteint 6 millions d’euros contre 2 millions pour Cloudwatt, des résultats à des années lumières des performances des entreprises américaines comme Amazon Web Services.
 
Si le projet tablait sur des centaines de millions de chiffres d’affaires à l’horizon 2016, désormais Philippe Tavernier, PDG de Numergy annonce seulement que la structure "sera à l’équilibre en 2017".
 
Selon les Echos, Numericable qui a depuis racheté SFR, souhaiterait se désengager. Son coactionnaire Bull ne serait pas contre, ce dernier disposant déjà de sa filiale Cloud Canopy.