La SVOD en France : beaucoup en parlent, mais peu l’utilisent

La SVOD en France : beaucoup en parlent, mais peu l’utilisent


Le secteur de la SVOD progresse un peu. Cette année près de 70 % des personnes interrogés ont connaissances des offres de SVOD contre 59 % l’an passé, selon le baromètre VOD360 édité par Médiamétrie.

Sur le segment de "ceux qui connaissent" ces services comme Netflix, Canalplay ou encore JOOK Vidéo, 5 % disent avoir déjà utilisé le-dit service pour regarder un film ou une série. Enfin, seulement 2.5 % y sont abonnés.

Cette froideur à l’égard d’un des meilleurs vecteurs culturels existant peut s’expliquer par deux aspects du service : le contenu et la logistique.

D’abord sur le contenu, sachant que la France est soumis à la chronologie des médias : ce puissant sortilège empêchant quiconque d’exploiter un film en VOD/SVOD moins de 3 ans après sa sortie sur grand écran ; et prenant en compte le fait que l’on soit naturellement attiré par les nouveautés pose un grave paradoxe. Rendez-vous en 2017 pour revoir Interstellar.

Second frein à l’utilisation optimale de ces géniaux services : la logistique des supports. Pour CanalPlay et JOOKVidéo pas de problème, ceux-ci étant intégrés aux boxs des opérateurs. Concernant Netflix, les choses ne sont pas aussi simples dans le sens ou le services n’est disponibles que via la Box Android de SFR ou chez Bouygues. Obligé de passer par un ordinateur ou une tablette pour en profiter, dommage.

Aussi, se pose la douloureuse question de la continuité du service, Netflix n’ayant recruté que de 200 000 à 250 000 abonnés. Pour l’entreprise de SVOD, le seuil de rentabilité commence à 10 % des foyers d’un pays donné. Pour le moment en France Netflix ne convainc pas, et peine à atteindre 0.9 %. En espérant ne pas voir disparaitre le service nous ayant fait découvrir Orphan Black et BoJack Horseman.

 

 

 

Source : clubic