Et si un forfait à 15 € était suffisant ?

Selon Le Particulier, le prix du forfait idéal serait environ de 15 € par mois ; au-delà, le prix est jugé trop élevé pour un forfait standard. C’est une conclusion possible à cette longue puberté qu’ont connue les prix des forfaits, d’abords chers et incomplets, mais qui années après années tendront vers un équilibre prix/service plus honnête. D’abord par l’augmentation des volumes des SMS et MMS, livrés au début par dizaine (les cartes rechargeables avec les SMS au compte-goutte), puis par volumes de plus en plus gros avant d’atteindre le point de non-retour qu’est l’illimité. Idem sur les appels, puis sur la data (avant de faire brusquement marche arrière et d’abandonner le vrai illimité pour des forfaits avec fair-use lors de l’arrivée de la 4G).

Aujourd’hui, dans les grandes lignes, les forfaits se valent : on part d’une base d’appels et SMS illimités, avec quelques centaines de mégaoctets de data, et on décline sa gamme en ajoutant des options ici et là, comme le cloud, des applications, des appels à l’étranger, et tout plein de roaming avant que ça devienne gratuit. Évidemment on échelonne l’enveloppe data en fonction du prix du forfait : plus il y a d’internet, plus le forfait coûtera cher. Tout ceci est évidemment lié à la subvention du mobile par l’opérateur, car on le sait bien, la plupart des gens prennent un forfait en fonction du mobile préalablement choisi, puisque le prix de celui-ci varie uniquement en fonction du prix du forfait. Le principe est bien connu, plus le forfait est cher, moins le téléphone le sera. Ce qui pose un problème de taille, car en grande majorité les consommateurs préféreront prendre un mobile à moindre coût immédiat, quitte à payer un peu plus cher tous les mois des services dont ils n’ont pas besoin.

Comme s’enfonce dans la question, il va être plus simple d’y répondre par l’autre coté : quel est le forfait idéal ? Ou plutôt, quelle est la consommation idéale ? D’après les dernières moyennes calculées par l’ARCEP, un utilisateur moyen passerait 3 heures et 4 minutes de communications par mois, 400 SMS et 438 Mo de data. Un abonnement moyen avec appels illimités, SMS illimités et 3 Go d’internet est donc surdimensionné.


Prix des forfait pour moins de 15 € par Le Particulier
 

Le mal à donc un nom : la subvention. A priori une solution à moindre coût pour nombre de personnes, un mobile subventionné peut créer des cas de conscience 24 mois plus tard, au terme d’une simple addition, ou d’une résiliation anticipée donnant lieu à une facture salée. Cette bonne affaire apparente permet d’obtenir rapidement un téléphone haut-de-gamme à moindre coût (comptez tout de même quelques centaines d’euros pour un flagship Apple ou Samsung), en diluant le prix total du téléphone sur ses mois d’abonnements mensuels. Par exemple, si chopper un Xperia Z3 à 109,99 € avec un forfait à 52,99 € parait intéressant au premier abord ; on ne calcule pas tout de suite qu’au bout de 24 mois d’abonnement la facture cumulée sera plus ou mois égale à 1 200 €. (Le forfait en question inclue 8Go d’internet, 100 Go de Cloud, des appels illimités vers les mobiles et fixes de Chines et d’Amérique du Nord…).

Ainsi, pour viser une addition correcte, il est préférable de prendre un téléphone nu sans opérateur, ainsi qu’un forfait sans engagement qu’on choisira pour un contenu qui sera réellement utilisé, plutôt que sur la manière dont il faut baisser le prix du mobile à l’achat.

Trucs et Astuces de l’ARCEP : 52 % des utilisateurs de téléphones mobiles n’ont pas de mobile compatible internet, laissez donc tomber la data si vous ne l’utilisez pas.