Orange : Interview Fibre Optique

Suite à l’annonce du pré-deploiement de la fibre optique le 1er mars 2007, le journal du net a interviewé Louis-Pierre Weness en charge de l’activité opérationnelle d’Orange.

Interview très détaillé qui pose les bonnes questions – en autre – sur le déploiement, les tarifs et la technologie utilisée par Free…

Alors que Free a opté pour la technologie P2P Ethernet pour son plan FTTH, France Télécom a choisi la technologie GPON. Quelles sont les différences ? Pourquoi avoir opté pour le GPON ?

L’architecture GPON permet de relier 64 abonnés sur une même fibre, contrairement au P2P qui relie une fibre à un abonné unique. En termes de déploiement et de coût de génie civil, le GPON est plus rentable, notamment dans les zones moins denses. D’ailleurs, le GPON a été adopté par les principaux opérateurs de fibre optique dans le monde, Verizon aux Etats-Unis, en Corée, au Japon, etc. Cette architecture a été conçue pour un marché de masse, en ligne avec l’ambition de France Télécom qui est de raccorder en fibre optique non pas des milliers, mais des millions de clients, d’ici plusieurs années.

Les partisans du P2P Ethernet reprochent au GPON de ne pas être dégroupable. Le choix de cette technologie serait-il un moyen de ne pas ouvrir cette nouvelle infrastructure d’accès Internet à la concurrence ?

C’est faux. Le GPON permet de connecter en très haut débit jusqu’à 64 abonnés à partir d’une même fibre. France Télécom est ouvert au partage de cette fibre à l’intérieur de la colonne montante des immeubles. Nous sommes disposés à ouvrir l’équipement optique situé en bas de l’immeuble. Ce en quoi nous sommes en accord avec la position du régulateur.

C’est-à-dire ? Quelle est votre position en termes de régulation de la fibre ?

L’Arcep [Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, ndlr] a identifié deux problématiques pour la régulation de l’accès Internet via la fibre optique : la colonne montante des immeubles, à laquelle France Télécom souhaite que tous les opérateurs aient accès, et le génie civil. Sur ce point, France Télécom est prêt à co-investir avec des opérateurs ou avec des collectivités locales pour financer les travaux de génie civil, notamment pour le déploiement de la fibre dans les trottoirs.

Source : Le journal du net