Free Mobile vise « 95 % de la population en 3G, d’ici deux ans »

Free Mobile vise « 95 % de la population en 3G,  d’ici deux ans »
 
A quelques mois de la vérification de la couverture 3G de Free Mobile par le régulateur des télécoms, Xavier Niel, interviewé dans BFM Business par Stéphane Soumier, réaffirme la tenue des engagements de son opérateur dans son obligation de couvrir 75 % de la population en 3G en janvier 2015 : «on sera en avance ! »
 
Il en profite pour tacler ses concurrents qui au moment du lancement de Free Mobile avaient annoncé que Free Mobile « ne ferait jamais 75 % de la population ». Il n’hésite pas à les narguer : « Là, on ne les entend plus. Normalement quand ça arrive on devrait les voir dire :" ils sont morts, ils ne vont pas les faire" ».
 
Pour lui, la vérification de la ARCEP, conduira à un résultat supérieur à 75 % de la population couverte en 3G par le réseau Free Mobile.
 
Au delà de ces obligations, le fondateur de Free annonce que « dans deux ans, on va essayer de faire 95 % de couverture. Je ne sais pas si on y arrivera, mais c’est un objectif à terme. »
 
Concernant l’itinérance d’Orange, l’objectif est de très vite s’en passer pour deux raisons : « plus on est sur notre réseau, plus on fait de marge », évoquant le contrat d’itinérance impliquant un surcoût pour le quatrième opérateur. La deuxième raison a été constatée par de nombreux abonnés. Pour Xavier Niel, si Orange « joue le jeu de l’itinérance », il concède qu’il y a « des petits problèmes de saturation à certains endroits. »
 
Du côté de la 4G, le directeur de la stratégie de Free espère pouvoir annoncer d’ici la fin de l’année une couverture de la population de « plus de 50 % en 4G ».
 
Il souhaite également pouvoir obtenir très rapidement un lot de fréquences sur la bande 700 MHz. Mal loti en fréquences basses, Free Mobile a besoin de compléter son spectre à l’heure ou ses concurrents lancent la 4G+, le fondateur de l’opérateur souhaite que « cet appel d’offres soit lancé rapidement» : «on veut plus de spectre pour donner plus de débits.»
 
Pour lui, cette mise aux enchères de nouvelles fréquences servira également d’indicateur de la santé des différents opérateurs télécoms : « la mer va se retirer et on verra ceux qui n’auront plus de maillots. »