Le trio Niel, Bergé, Pigasse ouvert “à des partenariats avec TF1 sur LCI”

Le trio Niel, Bergé, Pigasse ouvert “à des partenariats avec TF1 sur LCI”
 
Alors que la chaîne du groupe TF1 s’est vu refuser son passage sur la TNT gratuite, l’avenir de LCI est plus que jamais en question. Nonce Paolini, PDG de TF1, a plusieurs fois menacé de fermer la chaîne avant d’annoncer une restructuration en profondeur. Les salariés de LCI, au nombre de 247, selon le PDG de TF1, 130, selon les documents déposés au tribunal de commerce sont plus que jamais inquiets quant à leur avenir.
 
Pourtant, le trio d’actionnaires, Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse entre autre propriétaire des titres de presse Le Monde et Le Nouvel Obs, ont fait savoir a plusieurs reprises leur intérêt pour la reprise de la chaîne.
 
Pour Mathieu Pigasse, "nous nous sommes adressés à plusieurs reprises à TF1 mais toutes les approches écrites et orales sont restées à ce stade sans réponse." 
 
Si pour le moment aucune offre formelle n’a été formulée, aucun montant, ni le nombre de salariés repris en cas de récupération de LCI par le groupe, c’est que TF1 n’a pas permis "d’accéder à des données structurantes en particulier sur le détail des revenus et la liste, le statut et la fonction des salariés".
 
Le groupe promet en revanche que s’il avait accès à ses documents,il serait en mesure de déposer une offre détaillée en moins de 10 jours. Néanmoins son engagement est de reprendre le maximum de salariés possible : "notre projet est sans comparaison aucune avec un scénario de liquidation ou de fermeture de la chaîne" affirme Matthieu Pigasse.
 
A ce stade, Matthieu Pigasse n’imagine pas "que TF1 ne nous réponde pas compte tenu de la situation actuelle et de l’enjeu social."
 
Le trio se présente même comme ouvert "à des partenariats avec TF1 sur LCI". Toute les solutions sont sur la table, le groupe se dit même être prêt à leur laisser une participation minoritaire ou à leur laisser la marque "et reprendre tout le reste : la fréquences, la technique…"
 
Source : Les Echos