Bouygues Télécom “déploie avec succès sa stratégie offensive”

Bouygues Télécom “déploie avec succès sa stratégie offensive”

Malgré des résultats en demi-teinte, Martin Bouygues se satisfait des résultats obtenus et de la transformation de l’opérateur. Pour l’actionnaire majoritaire du groupe, son opérateur affilié "déploie avec succès sa stratégie offensive."

1er recruteur sur le fixe mais avec un chiffre d’affaires en repli de 5 %, il reconnait néanmoins que sa filiale a "souffert" mais que "le gros du travail a été accompli" pour sortir de "l’immense traquenard" de la quatrième licence mobile.
 
Il estime ainsi que Bouygues Télécom "dispose des atouts nécessaires pour retrouver une compétitivité accrue sur un marché à quatre acteurs."
 
Olivier Roussat, PDG de l’opérateur,se veut néanmoins réaliste : "notre business plan n’est pas bâti sur l’hypothèse de l’amélioration des conditions de concurrence, si cela se produit ce sera du bonus." Martin Bouygues regrette néanmoins que, selon lui "50.000 Français ont perdu leur job dans cette aventure". Si ce chiffre paraît largement exagéré, il y en aura néanmoins 1516 qui quitteront le giron de Bouygues Télécom à partir de "début novembre". 
 
Une fois son plan de transformation achevé Martin Bouygues prévient, l’opérateur aura ensuite "la structure la plus compétitive du marché." L’actionnaire du groupe BTP évoque la date de la mi-2016 pour retrouver "une croissance significative de l’Ebitda" de l’opérateur.
 
Il mise ainsi sur son large portefeuille de fréquences mobiles et sur sa stratégie offensive sur le fixe pour se relever de l’arrivée de Free Mobile. A ce jeu, Bouygues Télécom fait valoir ses forces et tacle sans citer son concurrent : "dans la téléphonie mobile, un opérateur, c’est un réseau et un portefeuille de fréquences. Nous avons l’un et l’autre. Ceux qui n’ont pas voulu investir ne peuvent pas se plaindre."
 
Il évoque ainsi une possible extinction de l’itinérance Orange par plaque pour le réseau Free Mobile. Il estime ainsi que "chaque opérateur devra assumer ses choix industriels passés."
 
Source : La Tribune