Retrait d’Orange du dossier Bouygues Télécom : les courtiers espéraient un retour à 3 opérateurs

Retrait d’Orange du dossier Bouygues Télécom :  les courtiers espéraient un retour à 3 opérateurs
 
 La guerre des prix dans les télécoms ne plait pas à tout le monde, surtout pas aux courtiers sur les marchés financiers. Il faut dire que la situation dans les télécoms en inquiète plus d’un.
 
Si la guerre des prix dans le mobile initiée par l’arrivée de Free Mobile avait déjà fait hurler quelques acteurs du secteur, voilà que Bouygues Télécoms s’y met, en relançant la guerre sur les prix mais cette fois sur le fixe. De quoi faire paniquer le marché dans son ensemble. Pour Tangi Le Liboux, analyste chez le courtier Aurel BGC, cette situation "ne fait l’affaire de personne."
 
L’échec des négociations et le retrait d’Orange n’a en rien rassuré le marché. "les investisseurs espéraient le passage en France de 4 à 3 opérateurs dans le mobile" reprend le courtier de Aurel BGC : "tout le monde considère que cela pourrait mettre fin à la guerre des prix, stabiliser les marges et redonner de la visibilité au secteur en bourse."
 
A la sortie de son communiqué laconique, les 4 opérateurs ou leur maison-mère voyaient leur cours de bourse s’écrouler. 
 
Pour Emmanuel Soupre, responsable de la gestion actions France de Neuflize OBC Investissements, le marché était jusque là "porté par l’espoir d’une concentration, qui a fait passer au second plan la baisse continue des anticipations de bénéfices". Avec le retrait d’Orange "la réalité reprend ses droits économiques".
 
Ce matin, les cours de bourse d’Iliad, Numericable, Orange étaient toujours légèrement en baisse. Seul Bouygues portés par d’autres rumeurs concernant Alstom affiche une légère hausse.
 
Néanmoins, le peu d’explications donné par Orange permet encore à certains d’espérer, comme Tangi Liboux : "on ne sait pas trop ce qu’il en est des discussions entre les différents opérateurs dans l’immédiat."
 
Orange, par l’intermédiaire de son PDG Stéphane Richard a depuis déclaré que les discussions pourraient reprendre dans six mois mais que son groupe n’en serait pas à l’initiative. Du côté de Free, malgré les sollicitations de nos confrères de Challenge, on reste muet sur l’état des négociations avec Bouygues Télécom.