Sur le modèle de Free et Dacia, De Giro veut casser le marché du courtage en ligne

Sur le modèle de Free et Dacia, De Giro veut casser le marché du courtage en ligne

Free fait des émules. Après les lunettes low cost, c’est sur un autre marché aux marges confortables, qu’une entreprise a décidé d’utiliser la méthode Free pour s’insérer sur le marché.

La méthode est simple ; arriver sur un marché où les acteurs en présence sont plutôt tranquilles et mettre un coup de pied dans la fourmilière pour voir ce qu’il en ressort. C’est sur le marché des transactions boursières françaises que l’entreprise de courtage en ligne a décidé de se positionner. Avec une dizaine de courtiers se partagent les 30 millions de transactions par an réalisés par 2 millions d’investisseurs individuels. Pourtant, le marché est en perte de vitesse avec 30 % de détenteurs de titres côtés en moins en seulement 7 ans.
 
La marché a également son lot de leader aux marges confortables avec notamment Boursorama et ses 25 % de part de marché, Fortunéo, 11% ou encore Cortal-Consors et ses 9%.
 
A l’instar du marché des télécoms avant l’arrivée de Free Mobile, sur 75 opérateurs de courtage en ligne, le premier français présent en terme de facturation n’arrive qu’a la 20 ème place, Boursorama, leader en France, n’arrive qu’en 36 ème position.
 
Automatiquement De Giro, nouvel entrant en fait son argument de vente, annonçant des tarifs jusqu’à 80% moins chers que la concurrence grâce à l’automatisation des transactions et des économies d’échelles rappelant une nouvelle fois l’opérateur téléphonique.
 
Enfin l’objectif de part de marché, s’il part avec des ambitions plus modestes, le broker annonce mise sur le nombre de clients, pour être rentable. il estime ainsi pouvoir décrocher "entre 2 et 3 % de part de marché" dès son lancement et vise à terme 25% de part de marché : "il nous suffira d’attirer entre 50 et 100 000 des 250 000 investisseurs vraiment actifs. C’est tout à fait possible ! "
 
Source : Challenges