France Très Haut Débit : “pas question de tout remettre en cause”

France Très Haut Débit : “pas question de tout remettre en cause”

Alors que deux parlementaires UMP, estimaient qu’avec la fusion SFR-Numericable et les déclarations de Free et Orange au Sénat, "l’Etat ne pouvait pas faire comme si de rien n’était", du côté de la Mission France Très Haut Débit, les requête de Laure de la Raudière et Bruno Retailleau ont reçu une fin de non-recevoir.

Pour Antoine Darodes, directeur de la mission France Très Haut Débit, "il n’est pas question de tout remettre en cause dès qu’il y a un changement de couleur dans le paysage."

Pourtant la question de l’investissement des opérateurs, dans le déploiement du très haut débit pour tous d’ici 2020, semble mis à mal après le rachat de SFR par le câblo-opérateur. Ce dernier privilégiera le câble au FTTH et l’a bien fait comprendre lors de son audition devant le Sénat la semaine passée. En réponse à ces déclarations, Free et Orange ont annonçé qu’ils concentreraient leurs déploiements sur les zones câblées de Numericable, de quoi alimenter la fracture numérique.

Pour Antoine Darodes, le Plan France THD "est un plan à 10 ans", un "marathon" lequel nécessite "de la stabilité, de la pérennité, notamment à l’égard des investisseurs et des collectivités".

 Pour lui les déclarations de Numericable, Orange et Free au Sénat sont plutôt encourageantes : " Il faut se féliciter de l’accélération de la concentration des prises FTTH dans les zones déjà câblées, car elle permettra rapidement d’atteindre les seuils critiques."Il estime que le plan mis en place fait déjà preuve de suffisamment de souplesse et que seuls quelques ajustements peuvent être envisagés.

Il garde confiance quant à la possibilité d’atteindre l’objectif de 80 % de foyers éligibles à la fibre optique d’ici 2022.

Source : Numérama