Les salariés de Libération réclament la transparence de Patrick Drahi

Les salariés de Libération veulent savoir à quelle sauce ils vont être mangés par Patrick Drahi. Alors que François Moulias a démenti le prêt par Patrick Drahi des 4 millions d’euros révélés par Médiapart, les salariés notent que le protocole d’accord validé par le tribunal du commerce fait état d’un investisseur anonyme "appelé à participer à l’augmentation de capital."

 
Si les rumeurs sont démentis d’un côté, elles se confirment de l’autre. Les journalistes de Libération réclament donc de la transparence de la part de Patrick Drahi. Pour eux, "cette stratégie du cheval de Troie contrevient au principe de transparence dans le financement de la presse." Ils entendent ainsi "rester vigilants" pour défendre des "deux ordonnance fondatrices" datant de 1944 et reposant sur des règles "de transparence et d’identification des dirigeants et des propriétaires".
 
Ils estiment ainsi que l’attitude des actionnaires pour le moment "repose sur le principe inverse, celui de la dissimulation volontaire."
 
Depuis plusieurs mois le journal Libération est en crise et menacé à maintes reprise de dépot de bilan, le projet de restructuration du journal autour de contenus comprenant un réseau social ou encore une "Libé Tv", a été rejeté en bloc par les salariés. 
 
Du côté des actionnaires, Bruno Ledoux actionnaire principal estime "avoir toujours cherché à constituer le meilleur tour de table pour Libération" sans préciser les négociations en cours notamment avec Patrick Drahi.
 
Source : La Correspondance de la Presse