Stéphane Richard engagé dans “les combats pour la liberté des femmes”

Stéphane Richard engagé dans “les combats pour la liberté des femmes”

Paru la semaine dernière aux éditions Flammation, l’ouvrage "100 ans de combats pour la liberté des femmes", de Frédérique Agnès et Isabelle Lefort, revient sur l’évolution des droits des femmes, les combats menés, la question de l’égalité hommes-femmes à travers de nombreux témoignages de personnalité et leur regard sur cette situation.

 
Outre la préface de Roselyne Bachelot, on retrouve également le témoignage de quelques hommes, notamment celui de Stéphane Richard, l’actuel PDG d’Orange.
 
Son témoignage raconte ainsi comment il essaye de lutter au quotidien contre les inégalités hommes-femmes. Son engagement sur le sujet de la mixité repose ainsi sur trois axes :
  • La mixité des équipes
  • L’accès des femmes à des postes à responsabilité avec un objectif ambitieux de 35 % de femmes dans les équipes dirigeantes à l’horizon 2015.
  • L’équilibre vie privée/ vie professionnelle.
Il estime que c’est par "l’implication" des hommes "dans ces sujets que nous viendrons à bout des nombreux stéréotypes culturels sur les rôles respectifs des hommes et des femmes". Pour lui c’est surtout une question de mentalité qui doit "évoluer" chez les hommes estimant que "les femmes, elles y sont prêtes."
 
C’est également pour ces raisons qu’il a souhaité personnellement confier les rennes d’Orange France à Delphine Ernotte-Cunci, dès son arrivée à la tête du groupe. Dans sa démarche avec ses collaborateurs, il les incite constamment à réfléchir aux "candidatures féminines" quand vient l’heure de recruter.
 
Mais pour Stéphane Richard, ce n’est pas la seule démarche à avoir pour améliorer l’égalité hommes-femmes. Concernant l’équilibre vie-privée/vie professionnelle, il estime qu’il faut "casser l’image de l’homme qui ne trouverait un équilibre qu’à travers sa carrière et la réalisation de son ambition."
 
Pour lui l’entreprise ne doit "pas faire de différence entre hommes et femmes sur la question de la parentalité" (hors question de grossesse), pour "permettre aux hommes d’être davantage présents auprès de leurs enfants" et "pour que les femmes puissent" ainsi "progresser professionnellement."
 
Pour lui "ce temps où les hommes étaient uniquement dévolus à leur travail et les femmes à la vie familiale et domestique est révolu." Il estime d’ailleurs que c’est "une très bonne chose : pour les pères, pour les mères, pour les enfants, pour les entreprises."