Paris lance la course au très haut débit

Le grand bordel du très haut débit Internet a commencé. Et Paris (4 % du marché) sera son premier terrain de jeu. Deux mois après Free, Orange a dévoilé ses plans pour câbler la capitale. Sur le terrain, la pose de la fibre optique miracle, censée délivrer jusqu’à 100 mégabits au cul de l’ordinateur ou de la télévision haute définition, sur le palier de l’appartement, soulève une série d’interrogations. Car, si la capitale a la primeur du Net ultrarapide, elle aura aussi celle des pots cassés.

La prime au premier 

Rue Gutenberg dans le XVe arrondissement, CitéFibre, un pionnier de la fibre à Paris racheté en octobre par Free, a tiré ses câbles depuis les égouts dans une grosse résidence. Ses fibres abritées dans un banal conduit sont branchées sur le réseau télécoms souterrain de la RATP. «Il faut quatre jours pour raccorder un immeuble de cette taille, soit quatre cages d’escalier», explique Laurent Rignault, le directeur commercial et «deux à trois heures, pour raccorder chaque abonné sur le palier».

Une petite dizaine de résidents ont souscrit à l’offre de CitéFibre. Alexandre Poussin, abonné de la première heure se dit «ravi». Quand CitéFibre est venu lui faire l’article, c’était la seule offre de très haut débit disponible. Ses voisins pourraient préférer les offres à venir d’Orange, ou celle d’Erenis, autre petit opérateur. Sauf que la gaine est trop petite pour abriter plusieurs réseaux.

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