Libération : plutôt que Niel-Pigasse-Bergé, le quotidien sollicite Patrick Drahi

Alors que le consortium BNP (Bergé-Niel-Pigasse) s’est déjà exprimé sur le sujet de la crise à Libération, le principal co-actionnaire du journal aurait selon La Correspondance de la Presse sollicité un des concurrents de Xavier Niel pour investir dans le quotidien.
 
En effet, Patrick Drahi, dont la côte médiatique explose après le rachat de SFR par la maison-mère de Numericable, est désormais sur toutes les lèvres. A quelques jours, d’un plan de reprise qui sera validé ou non par le tribunal du commerce, Bruno Ledoux est désormais bien seul à tenir financièrement le journal avec sa seule bourse. 
 
S’il a d’ores et déjà promis une augmentation de capital de 18 millions d’euros et un prêt de 4 autres millions, les autres actionnaires, Rothschild en tête, se désengagent.
 
Bruno Ledoux cherche donc d’autres investisseurs pour mener à bien un projet de développement de Libération en "réseau social et espace culturel", malgré la réticence de la rédaction.
 
Dans l’entourage de Patrick Drahi, on confirme qu’il "a été sollicité pour Libération comme d’autres investisseurs potentiels, mais il a d’autres priorités pour l’instant."
 
Même tarif pour le PDG de La Tribune qui ,de son côté, a été contacté par les salariés qui ne veulent pas d’un tel projet. Jean-Christophe Tortora estime de son côté qu’il "préfère être en contact avec les salariés qu’avec Bruno Ledoux", lequel "veut imposer son projet qui ne marche pas dans une entreprise de presse."
 
Si aucun accord n’est trouvé, le tribunal du commerce pourrait ordonner la liquidation du titre de presse et faire les affaires du trio Bergé-Niel-Pigasse qui pourrait sortir du bois pour sauver le journal contre une bouchée de pain.