Xavier Niel : “que l’on soit 3, 4, 5 ou 6 opérateurs, il y aura de la concurrence !”

Xavier Niel : “que l’on soit 3, 4, 5 ou 6 opérateurs, il y aura de la concurrence !”

A l’occasion d’une visite de la Halle Freyssinet, un des projets que mène Xavier Niel en dehors des ses activités dans les télécoms Free, le fondateur de Free a été pressé de questions sur les rumeurs de rapprochement avec Bouygues.

Est-il intéressé pour racheter Bouygues ? Des négociations sont-elles en cours ? Comme à son habitude, Xavier Niel sait entretenir le mystère, non sans humour :
 
"J’ai entendu des rumeurs ici ou là, je tiens à le dire, c’est faux : je n’ai aucun projet de rachat de Bouygues Construction dans le cadre des travaux de la Halle Freyssinet !"
 
Le fondateur de Free, n’avait pas la casquette télécom et préférait visiblement qu’on lui parle de son projet du plus gros incubateur de start-up du monde qui permettra gràce au financement de Xavier Niel de donner une deuxième vie à la Halle Freyssinet.
 
Néanmoins, l’homme en charge de la stratégie du groupe Iliad, maison-mère de Free, n’a pu s’empêcher de lâcher un ou deux tacles à destination de la concurrence. Il revient ainsi sur le choix de Vivendi de privilégier Numericable plutôt que Bouygues dans la vente de SFR.
 
Perdant au passage les 15 000 antennes et le lot de fréquences que lui avait promis Bouygues, Xavier Niel s’est dit "déçu" réaffirmant que "la meilleure offre était celle de Bouygues" quand "celle de Numericable est exécrable."
 
En revanche, à l’inverse du Ministre de l’Economie, il ne se montre pas inquiet, ni pressant concernant un possible retour à 3 opérateurs. Pour le trublion de télécoms, bénéficiaire de la quatrième licence de téléphonie mobile et qui a chamboulé le marché depuis plus de deux ans, cela ne changera rien : "que l’on soit trois, quatre cinq ou six opérateurs, il y aura de la concurrence, car nous voulons de la concurrence."
 
Pour lui, "quand on voit les milliards avec lesquels ils se sont battus, j’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de problème d’argent" dans les télécoms. Bouygues avait quand même poussé l’offre jusqu’à 15 milliards d’euros pour racheter SFR.
 
Source : La Tribune