SFR-Numericable : la crainte d’un duopole sur le marché des entreprises

SFR-Numericable : la crainte d’un duopole sur le marché des entreprises
 
Le rapprochement SFR Numericable acté ce week-end n’en fini plus de susciter les inquiétudes de différents acteurs des télécoms.
 
Cette fois c’est sur le marché entreprise que la crainte se fait sentir. Le petits opérateurs qui proposent leur service à des TPE/PME craignent l’apparition d’un duopole entre Orange et SFR-Numericable qui assassine la concurrence.
 
C’est notamment le cas de Nerim, opérateur alternatif positionné également sur la fibre optique qui craint de se faire croquer par les deux géants qui sont en train de se constituer.
 
Si Orange dispose déjà, depuis un certains temps, d’un large poids sur le marché des entreprises, il risque de se faire concurrencer par le nouveau mastodonte du fixe fusionnant les compétences complémentaires de SFR et de Numericable.
 
Elle mutualise ainsi les activités de Completel, filiale de Numericable spécialisée dans le FTTO, et SFR Business Team qui propose du xDSL, du cloud, un service d’hébergement et un peu de FTTH, sans oublier ses offres mobiles.
 
De quoi faire paniquer les opérateurs entreprises, de plus petites tailles, qui craignent "de vrais problèmes de concurrences sur le marché de l’internet fixe haut et très haut débit à destination des entreprises."
 
Avec ce duopole, le président de Nérim interrogé par Zdnet, estime qu’Orange et SFR-Numericable "possèderaient la quasi-totalité des infrastructures fibre FTTH et FTTB dans les grandes villes françaises."
 
Il réclame ainsi "que soit garanti aux autres opérateurs l’accès aux infrastructures fibres et câbles du duopole Orange et Sfr-Numericable à des tarifs compétitifs." Cyril de Metz propose ainsi que soit mis en place un "processus de dégroupage comme cela existe pour la boucle locale cuivre d’Orange."
 
Pour lui, "c’est la seule garantie d’une pluralité d’acteurs." Il souhaite ainsi que le régulateur se saisisse de ce sujet au plus vite avant que ce duopole ne mène, comme entre 1999 et 2003, "à la disparition de nombreux opérateurs."
 
Source : Zdnet