Retour à trois opérateurs : l’ARCEP n’est pas contre une “légère hausse des prix”

Retour à trois opérateurs : l’ARCEP n’est pas contre une “légère hausse des prix”

Alors que depuis plusieurs mois l’ARCEP clame haut et fort, son refus de tout retour à trois opérateurs, un des membres du gendarme des télécoms vient enfin de sortir de son silence pour s’exprimer sur le rachat de SFR.

Pour lui, les grandes manœuvres de consolidations Numericable-SFR ou Bouygues-SFR n’ont rien avoir avec un passage de 4 à 3 opérateurs mobiles, pour lui "ce qui pousse la consolidation, ce n’est pas le mobile, mais la logique de la convergence fixe-mobile."

Les deux potentiels acheteurs de SFR souhaitent reprendre la main pour renforcer leurs positions et combler leurs faiblesses. Palier à son absence sur le mobile et bénéficier de la possibilité de récupérer un parc de clients sur son réseau fixe pour Numéricable, et, disposer d’un plus gros parc de NRA dégroupés pour Bouygues qui avait déjà signé un accord de mutualisation sur le réseau mobile.

Pour lui, si l’arrivée du quatrième opérateur mobile, Free, n’avait "pas pour but de déclencher une guerre des prix", le retour de quatre à trois opérateurs pourrait provoquer "une légère remontée des prix" qui ne poserait "pas forcément de problèmes tant que les clients obtiennent un bon service".

Enfin pour lui, il n’y aurait aucune raison pour que la Commission Européenne se saisisse du dossier pour le confier à la Direction de la concurrence de Bruxelles. Ce dossier devrait donc rester sous la houlette de l’autorité de la Concurrence française à moins que l’Etat Membre, en l’occurrence le gouvernement français ne le demande explicitement. Pour lui "le critère de chiffre d’affaires paneuropéen n’est pas rempli" pour que le dossier intéresse l’UE. Il estime néanmoins que ces affaires "sont très politiques. Si M.Almunia demande avec insistance le dossier, c’est très difficile de le lui refuser" estime le membre du gendarme des télécoms.

Source  : La Tribune