Rachat de SFR : Bouygues demande à Vivendi de mettre fin à l’exclusivité de Numéricable

Rachat de SFR : Bouygues demande à Vivendi de mettre fin à l’exclusivité de Numéricable

Alors que Numéricable dispose de l’exclusivité des négociations avec Vivendi pour le rachat de SFR jusqu’au 4 avril, Bouygues a néanmoins proposé jeudi soir une nouvelle offre, plus forte que celle de Numéricable de 1,4 milliards.

 
Le groupe de BTP, qui pour l’instant est hors-course trépigne déjà d’impatience et ferait tout pour casser les négociations exclusives entre Vivendi et le câblo-opérateur. Bouygues met donc une grosse pression sur les administrateurs de Vivendi et selon un proche du groupe de BTP, "ils n’osent même plus nous prendre au téléphone".
 
Bouygues a donc mis un ultimatum : Vivendi a jusqu’au 8 avril pour répondre à son offre quitte a casser l’exclusivité des négociations avec Numéricable. Pour le groupe de BTP, Vivendi ne risque rien. Numéricable a pourtant prévenu que si Vivendi discutait "avec d’autres parties pendant la période des trois semaines, […] des recours pourraient être envisagés."
 
Bouygues estime de son côté que "l’indemnisation se limite aux frais engagés par le plaignant" et qu’en aucun cas "il ne peut y avoir indemnisation de la perte de chance."
 
Au contraire, le prétendant à de nouvelles négociations estime qu’il a tout à perdre s’il ne prend pas en compte sa nouvelle offre : "en droit des sociétés, Vivendi doit prendre la meilleure décision dans son intérêt. Il a donc l’obligation de revoir notre offre, de la recomparer. C’est une situation nouvelle. Vivendi ne pourra pas prouver sa bonne foi devant les tribunaux s’il continue les négociations avec Numericable."
 
Il se targue d’ailleurs d’avoir "apporté une nouvelle réponse aux deux éléments qui semblaient important pour Vivendi : le cash et la liquidité des titres restants." 
 
Pour le moment, si les deux opérateurs se disputent corps et âme la dernière sucrerie à la mode, le vendeur Vivendi qui pensait boucler vite le cas SFR, se retrouve au coeur de négociations à n’en plus finir.
 
Source : Les Echos