« Il pourrait y avoir des rebondissements dans les prochaines semaines » selon un proche de Bouygues

« Il pourrait y avoir des rebondissements dans les prochaines semaines » selon un proche de Bouygues
 
Le groupe Bouygues a regretté lundi le choix de Vivendi qui a préféré entrer en négociations exclusives avec Numéricable. Et d’annoncer que le groupe allait maintenant se projeter dans l’avenir.
 
Si Bouygues semble donc avoir acté la décision de Vivendi et passer à autre chose, Le Monde économie rapporte qu’il n’aurait pas dit son dernier mot. Le journal explique que dans l’entourage du chef d’entreprise, on assure « ne pas lâcher l’affaire ». « Il pourrait y avoir des rebondissements dans les prochaines semaines », estime même un proche de M. Bouygues. Le Monde indique qu’il n’est précisé s’il « pourrait s’agir d’un retournement dans l’affaire SFR ou d’un rapprochement avec un autre opérateur, en l’occurrence Free. »
 
L’actionnaire majoritaire de Vivendi semble laisser une porte ouverte
 
Vincent Bolloré, qui est le premier actionnaire de Vivendi avec 5% du capital, a voté en Conseil de Surveillance pour le projet de reprise de Numéricable. Toutefois, il a indiqué que cette période de négociations exclusives « laisse trois semaines de priorité à Numericable », mais « qu’au-delà, les jeux étaient toujours ouverts ».
 
Fait plus étonnant, Bolloré apporte même son soutien à Arnaud Montebourg en affirmant « j’aime beaucoup M. Montebourg, homme dynamique, dans son rôle, a-t-il précisé en marge de la présentation d’un tram électrique dans ses usines. Il n’est pas propriétaire des affaires mais il a le droit de donner son avis, je trouve qu’il donne une flamme, et dans une France où on est un peu dans la sinistrose, sa voix est sympathique. »
 
Si Bolloré ne ferme pas toute les portes, c’est pour ménager l’avenir, au cas où les négociations avec Numéricable n’iraient pas à son terme. En effet, selon un de ses proches cité par Le Monde « Numericable n’a pas totalement bouclé son plan de financement, notamment pour ce qui concerne la cession des 32 % que Vivendi détiendra dans le nouvel ensemble, il faut donc laisser toutes les options ouvertes ». Une affirmation démentie par Numericable, qui assure avoir le soutien total de ses banques.