Numéricâble affirme qu’il ne licenciera pas s’il rachète SFR et qu’il en fera un grand acteur du câble

Numéricâble affirme qu’il ne licenciera pas s’il rachète SFR et qu’il en fera un grand acteur du câble

 
A un peu plus de 24h de la date limite de dépôt des dossiers de reprise de SFR, les candidats potentiels fourbissent leurs armes. Si du coté de Martin Bouygues c’est comme à son habitude le lobbying auprès des politiques qui prime, du coté de Numéricâble, on s’engage sur le maintien de l’emploi et le développement de l’activité.
 
Patrick Drahi, l’actionnaire majoritaire de Numéricâble, a en effet affirmé au Figaro qu’il «s’engageait à ne pas licencier, à conserver les 8500 emplois chez SFR et les 2400 emplois chez Numéricâble, et même recruter des commerciaux pour le marché des entreprises». 
 
Par ailleurs, pour séduire Arnaud Montebourg, « Patrick Drahi promet de recourir à des industriels français, Alcatel-Lucent, Technicolor ou Sagemcom pour ses investissements en France mais aussi à l’étranger. Car Altice réalise 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en dehors de France, notamment dans les Caraïbes ou au Portugal, soit plus que le 1,3 milliard de chiffre d’affaires de Numericable. » rapporte Le Figaro
 
Disparition de la marque Numéricable
 
Quant au développement de l’activité, l’engagement est de poursuivre le déploiement de la fibre et de passer de 10 à 12 millions le nombre de prises. Et il ne s’agirait pas de transférer les abonnés ADSL de SFR sur le câble, mais d’inciter tous les abonnés ADSL des différents opérateurs à migrer sur un abonnement câble. 
 
La marque Numéricâble disparaitrait pour ne garder que SFR et en faire un grand acteur du câble. Reste que le nouveau groupe serait très endetté, SFR-Numericable cumulerait en effet 10,5 milliards de dette. «Un niveau raisonnable pour une entreprise qui retrouvera le chemin de la croissance»,assure Patrick Drahi au Figaro