Rachat de SFR : le gouvernement ne se préoccupe que de “l’emploi et des investissements”

Rachat de SFR : le gouvernement ne se préoccupe que de “l’emploi et des investissements”
 
Interrogé vendredi par le Figaro, le gouvernement a déjà posé ses conditions sur le sujet des fusions/rachats entre opérateurs et d’un possible retour de 4 à 3 opérateurs mobiles.
 
Cette fois il n’est pas question, comme le préconise l’Autorité de la Concurrence, de maintenir une certaine compétitivité entre opérateurs. Il n’est pas non plus question d’une possible remontée des prix "de près de 10 %" en un trimestre, comme en Autriche, et comme le craint l’ARCEP, le régulateur des télécoms français.
 
Pour Fleur Pellerin, interrogée vendredi dans le Figaro, la ministre déléguée à l’Economie Numérique estime que "concernant les éventuelles opérations de concentration en cours, le gouvernement a pour seules préoccupations l’emploi ou l’investissement."
 
Selon ses déclarations, tant que la fusion n’entraîne pas de suppression d’emplois et qu’elle maintient un niveau d’investissement dans les réseaux très haut débit par le déploiement de la fibre ou les prochaines enchères autour de la bande 700 MHz, la ministre déléguée ne s’y opposera pas. 
 
Mais la réaction du gouvernement n’aurait pas été complète sans celle du ministre du Redressement Productif qui s’était targué il y a quelques jours d’avoir les cartes en main et de décider de qui se marierait avec qui. Arnaud Montebourg a également enfoncé le clou dénonçant une nouvelle fois "la balkanisation et le morcellement des opérateurs".
 
Face à ces projets de mutualisation/fusion/rachat, le ministre estime notamment que l’accord de mutualisation de réseau Bouygues-SFR est "prometteur pour consolider le retour du secteur aux bénéfices."