Free contribue à l’élaboration d’un guide de lutte contre les contenus pédopornographiques

Free contribue à l’élaboration d’un guide de lutte contre les contenus pédopornographiques

Alors que le dispositif de lutte contre les contenus pédopornographiques s’est renforcé faisant des FAI et hébergeurs des intermédiaires de la justice, un consortium de plusieurs acteurs du d’Internet se sont réunis afin d’élaborer le "Guide d’Usage pour la Lutte contre la Pédopornographie".
 
Parmi les contributeurs, on retrouve bien évidemment la division de lutte contre la cybercriminalité au Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale, le responsable de la Cellule Abuse chez Gandi.net, mais surtout les représentants de deux opérateurs :
 
Alexandre Archambault Responsable aux Affaires Réglementaires chez Free et Alain Doustalet Responsable de la Cellule Délits Internet chez Orange.
 
Dans ce guide, la procédure préconisée pour les FAI et hébergeurs en cas de signalement d’un contenu pédopornographique y est expliquée :
 
Après un rappel à la loi et des peines encourues, le guide décortique les dispositifs de signalement de tels contenus qui doivent être mis à disposition de l’internaute.
 
Une fois signalé, le guide précise la procédure à effectuer pour un traitement efficace par le FAI ou l’hébergeur du site concerné.
 
 
Il met également l’accent sur un piège à éviter pour un hébergeur qui se rendrait compte qu’un tel contenu est publié :
 
Enfin pour les personnels dédiés en charge de la surveillance de ces contenus sur les sites qu’ils hébergent, quelques recommandations permettent d’éviter une mise en cause, et l’impact psychologique du visionnage de tels contenus :
  • Les personnes amenées à traiter ce type de contenus doivent effectuer leur analyse dans les locaux de l’entreprise ou administration et durant les heures de service.
  •  L’employé exposé de façon régulière à des contenus particulièrement choquants doit être en mesure de pouvoir effectuer des pauses régulières sans avoir à s’en justifier.
  • L’entreprise ou administration doit informer l’employé de la possibilité de consulter gratuitement un psychologue. Il n’est pas souhaitable qu’un employé assume seul l’analyse de ce type de contenus. La tâche doit au minimum être partagée entre deux employés afin de permettre le dialogue et d’éviter l’isolement.
  • Les écrans de travail dédiés à l’analyse de contenus choquants ne doivent pas être visibles par les autres employés de l’entreprise ou administration (éviter les lieux de passage) sans pour autant confiner les analystes dans un lieu isolé. Pour les contenus nécessitant une écoute, il est indispensable de fournir à l’employé des écouteurs.

Source : PC Inpact