Fleur Pellerin et l’Autorité de la Concurrence excluent tout retour à trois opérateurs

Fleur Pellerin et l’Autorité de la Concurrence excluent tout retour à trois opérateurs
Alors que les rumeurs de rapprochement entre les opérateurs vont bon train, Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la Concurrence a réitéré, au micro de BFM TV, son opposition à toute fusion entre deux des quatre opérateurs :
 
"Si passer de quatre à trois opérateurs préfigure la disparition, la marginalisation du troisième, qu’on va vers un duopole, pensez-vous que ce soit une situation souhaitable ?"
 
Pour lui, plusieurs questions se posent avant d’envisager toute consolidation : "a-t-on déjà bien exploré les bénéfices de la mutualisation entre les réseaux ?" Il s’est également posé la question de l’investissement, l’innovation et de l’emploi dans un tel scénario.
 
Néanmoins pour le président du gendarme de la concurrence, il est important de surveiller de près ce qu’il se passe en Europe. En effet, la Commission Européenne serait entrain d’examiner les passages de 4 à 3 opérateurs en Irlande et Allemagne. Il estime ainsi qu’il sera "très attentif" à la décision de Bruxelles qui donnera "un signal important dans un sens ou un autre." Même si l’Allemagne et L’Irlande obtenaient ce feu vert, il prendrait "une décision en fonction des caractéristiques du marché français", notamment de "la répartition des forces", si une proposition de fusion lui était soumise.
 
Il y a un peu plus d’un an, l’Autorité de la concurrence avait déjà émis un avis défavorable sur une consultation "informelle" sur une proposition de rapprochement Free-SFR.
 
Une proposition de fusion qui ne passerait pas non-plus le cap de Bercy, Fleur Pellerin a également évoque le sujet aujourd’hui, balayant toute idée d’un retour à trois opérateurs :
 
"Nous avons aujourd’hui un marché à quatre acteurs, nous souhaitons qu’il fonctionne avec ces quatre acteurs dans des conditions qui soient favorables à l’investissement et à l’emploi."
 
Pour la Ministre Déléguée à l’Economie Numérique souhaite ainsi éviter que "" toute consolidation" qui serait "synonyme de "doublon" et par extension de "casse sociale" qui "n’est pas une perspective qui enchanterait le gouvernement."