Grève d’impôts contre installation du haut-débit : la fracture numérique à l’heure de la gronde

Grève d’impôts contre installation du haut-débit : la fracture numérique à l’heure de la gronde

 À l’heure où le plan France Très-Haut Débit 2020 prévoit le déploiement de la fibre optique sur tout le territoire, mais en ce moment surtout dans les zones denses, à l’heure où les réseaux 4G se déploient dans les grandes villes privilégiant une couverture de la population que du territoire, la fracture numérique au lieu de se résorber est à son comble.

C’est ce que dénoncent ces habitants d’un hameau proche de Sainte-Anne-Saint-Priest, une petite commune de Haute Vienne située à 50 km de Limoges. La moitié des maisons n’ont même pas de lignes téléphoniques, l’autre moitié n’est pas éligible à l’ADSL. Serge Mazaleigue, un des habitants de la commune, estime " qu’il faut deux ou trois heures pour télécharger un petit fichier."
 
S’ils pourraient faire appel aux solutions satellitaires, ces habitants ne comprennent pas pourquoi ils devraient payer plus chers pour des solutions moins performantes qu’ailleurs et surtout faire une croix sur les solutions quadruple-play. Ils ne sont qu’une minorité à avoir adopter cette solution plus par nécessité que par choix.
 
Pétitions et courriers aux élus sont restés sans réponse. Le syndicat mixte chargé du haut débit dans les zones blanches serait confronté à des "limites techniques et financières."
 
"Nous sommes des citoyens de secondes zones, oubliés de tous. En revanche quand il s’agit de nous réclamer des impôts, on ne nous oublie pas " protestent les habitants, excédés. A ce propos, les habitants envisagent sérieusement de se mettre en grève de l’impôt en signe de protestation.
 
 Les habitants de Bussy ont déclaré à France 3 Limousin, avoir décidé "tous ensemble" de cesser de payer leurs impôts depuis décembre.
 
Une situation délicate que partage 2% des lignes téléphoniques en France, une révolte qui pourrait faire tache d’huile. A l’heure où certains surfent déjà à plus de 200 Mbits, d’autres vivent coupés de la toile, presque coupés du monde.
 
Source : Le Parisien