Martin Bouygues déclare la guerre à Xavier Niel : “dans l’Internet fixe, la fête est finie”

Martin Bouygues déclare la guerre à Xavier Niel : “dans l’Internet fixe, la fête est finie”

La guerre entre le n°3 et le n°4 des télécoms passe au premier plan en ce mois de décembre. Free Mobile vient de lancer une triple-offensive sur la 4G et de marcher sur les plates-bandes de Bouygues. Dans le mobile, Bouygues a bien essayé de réagir en élargissant coup sur coup l’offre 4G à tous ses forfaits, puis à B&You.

 Martin Bouygues semble lassé que le trublion des télécoms mène la danse. Le PDG du groupe a annoncé ce soir, dans une interview à paraître demain en intégralité dans le Figaro (en version papier), que "dans l’internet fixe, la fête est finie."
 
Bouygues Télécom a donc décidé de contre-attaquer et se prépare pour "une vraie rupture en 2014."
 
La guerre des prix va donc se relancer, mais cette fois, c’est sur l’internet fixe que Bouygues annonce qu’il va "faire faire 150 € d’économies par an ", soit "12,5 € par mois" aux consommateurs. Bien avant d’avoir lancé officiellement cette offre, Martin Bouygues interpelle déjà son homologue, fondateur de Free : "que Xavier Niel fasse la même chose s’il en est capable ! "
 
Free s’étant attaqué aux "rentes" des opérateurs mobiles, le PDG du groupe a très clairement manifesté son intention de s’attaquer aux marges que réalise Free dans l’internet fixe : "nos marges sont inférieures à 20% alors que celles de Free sont supérieures à 40% dans le fixe."
 
Alors que le prix de base des offres triple play sont au minimum à 31,90 €/mois pour Bouygues Télécom, et 31,99 € pour Free, on peut donc s’attendre à une offre tombant sous la barre des 20 € par mois pour la prochaine offensive de Bouygues Télécom.
 
Même si une offre pareille pourrait faire gagner du pouvoir d’achat aux français, les propos de Martin Bouygues au Figaro trahissent plutôt son envie de s’attaquer à la fortune de Xavier Niel qui a doublé en 3 ans de 3 à 6 milliards d’euros.
 
Un mano a mano qui ne fait que commencer, Bouygues donne donc rendez-vous à Free en 2014… Un sursis que Free n’avait pas laissé à Bouygues, frappant à chaque fois sans prévenir…