Zones transfrontalières : attention aux hors-forfaits non souhaités !

Zones transfrontalières : attention aux hors-forfaits non souhaités !
Les réseaux des opérateurs ne s’arrêtent pas "pile aux frontières". De nombreux abonnés en zones limitrophes en ont fait les frais(d’itinérance). Restant sur le territoire français, la bascule sur un réseau belge, suisse, ou allemand peut conduire à des frais d’itinérance non souhaités et bien que les frais d’itinérances aient baissé, les factures peuvent vite être salées.
 
À quelques kilomètres de la frontière, il est même possible de ne capter que le réseau de l’opérateur étranger. C’est le cas notamment d’un abonne Bouygues Télécom, à Dunkerque, qui témoigne au journal Nord Littoral  : "si j’ai besoin d’appeler, je suis obligé de le faire via le réseau belge ou d’aller appeler…deux rues plus loin."
 
Il est même parfois nécessaire de forcer le réseau et de basculer manuellement pour retrouver une antenne d’un opérateur français. La seule solution valable, aujourd’hui, est de bloquer l’option "portable en itinérance", mais qui ne s’applique pas toujours en cas d’un besoin urgent d’appeler. Un abonné raconte la solution proposée par un opérateur : "Bouygues, mon ancien opérateur m’avait proposé un forfait Europe, mais c’était plus de 90 euros à l’époque, j’ai dit non."
 
Cela conduit en zone transfrontalière à de nombreuses zones blanches pour les opérateurs français envahis par le réseau de leur voisin. Pour une abonnée Free qui habite proche de la frontière belge, la situation est souvent gênante par manque de réseau, "c’est le cas dans ma chambre par exemple. Ou alors il faut que j’aille tout près de ma fenêtre pour appeler."
 
Les réseaux notamment belges débordent en France et réciproquement. Pour les opérateurs français, il n’y a pas beaucoup de solutions. L’opérateur Bouygues Télécom contacté par le journal reconnait qu’il pourrait déployer plus d’antennes-relais notamment dans le Dunkerquois fortement touché par le phénomène, pour être plus efficaces. Du côté du délégué régional d’Orange, Laurent Vitoux, la seule solution trouvée est de prévenir l’abonné : "vous êtes systématiquement averti, si vous basculez." La question de la couverture est également évoquée : "techniquement, nous faisons en sorte d’améliorer la couverture réseau le plus possible. Nous sommes en recherche permanente de sites potentiels."
 
Jean-Claude Brier, délégué régional de SFR, propose aux travailleurs transfrontaliers de souscrire deux forfaits différenciés : "beaucoup le font à la frontière allemande". Un forfait allemand, un forfait français dans un portable disposant de la fonctionnalité double-sim peut s’avérer efficace, mais double néanmoins les factures.
 
L’opérateur, conscient du problème avait, il y a quelques années, proposé un forfait spécial transfrontalier pour la zone France-Allemagne, mais "personne n’en a voulu, nous l’avons donc retiré du marché." Seul un forfait haut de gamme peut inclure le roaming dans le forfait moyennant des tarifs allant jusqu’à 70 € par mois.
 
La seule solution reste donc d’être extrêmement vigilant en attendant une possible abolition du roaming en Europe dans les années à venir.