Maxime Lombardini réclame “une petite contribution” des Youtube, OTT et TV de rattrapage

Maxime Lombardini réclame “une petite contribution” des Youtube, OTT et TV de rattrapage

 Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad était invité à une table ronde organisé par l’ARCEP autour de la répartition de la valeur dans la filière télécoms. 

Dans cette thématique sur le partage de valeur le sujet des Over the Top, le financement des services est bien évidemment revenu sur le tapis. Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad, maintient sa position :
 
"Il faut qu’il y ait une égalité de traitement entre les grands acteurs, essentiellement Américains, et les opérateurs et éditeurs de chaines français." 
 
Une annonce qui remet sur le tapis le conflit avec Google et la chaîne de valeur entre les opérateurs et les services "Over The Top".
 
"A chaque fois qu’on lance un service on se retrouve avec un décret des obligations réglementaires, des taxes, des quotas… Quand iTunes lance la même chose depuis le Luxembourg, on ne lui demande rien."
 
Pour Maxime Lombardini, ces acteurs "qui rentrent sur nos réseaux avec des produits de qualités, viennent déséquilibrer toute l’économie. On a un flux asymétrique avec des volumes considérables."
 
Le délégué général d’Iliad souhaite ainsi trouver un modèle économique qui définit une "petite contribution" aux opérateurs pour la bande passante utilisée, laquelle n’aurait rien à voir avec le coût des réseaux de Free.
 
Si les services Over The Top pensent qu’il s’agit d’un pretexte pour les empêcher de rentrer sur le marché, pour Maxime Lombardini, il n’est pas question d’exclure un acteur du marché :
 
"Nos abonnés ne nous le permettrait pas et ne nous le pardonnerait pas. […] On a une stratégie qui n’exclue personne, dans une logique des partages des revenus ou d’achat d’un tarif en gros."
 
Il prend ainsi l’exemple des relations entre Free et Canal+ :
 
"Quand on fait de la TV de rattrappage avec Canal+, on met en place une économie réciproque avec des flux et des serveurs co-financés par le groupe Canal+ pour qu’il y ait un service de qualité. Il y a donc un intérêt aux deux parties, pour que les abonnés aient au bout un accès parfait au réseau."
 
Bertrand Meheut président du directoire de Canal+ estime également normal de rétribuer les opérateurs "autour de 4-5 € par abonnés." Un contrat renouvelé il y a peu pour plusieurs années,"nous voulons être en bon termes avec les opérateurs car il est essentiel que nous fournissions des programmes de bonnes qualité." 
 
Si ce système pour la télévision de rattrapage fonctionne pour les chaines payantes, Maxime Lombardini pense qu’en terme de relations avec les chaines de télévision que "le seul sujet fera bientôt débat est la télévision de rattrapage sur les chaînes en clair." 
 
Pour Maxime Lombardini, "les opérateurs télécoms ne peuvent durablement financer ce trafic qui concerne des millions d’abonnés" et dont les usages sont en constante progression. "On ne peut pas avoir une consommation sans limite de bande passante ou de flux sans avoir de conséquences pour l’opérateur qui produit le service."