Les opérateurs européens dénoncent la difficulté d’obtenir les oeuvres audiovisuelles des ayants droits.

Les opérateurs européens dénoncent la difficulté d’obtenir les oeuvres audiovisuelles des ayants droits.
 
Les principaux opérateurs européens font à nouveau front commun. Après avoir ensemble envisagé de créer un opérateur Pan-Européen, les six protagonistes sont de retour pour s’attaquer aux ayants droits devant la Commission Européenne.
 
Orange, Deutsche Telekom, KPN, Belgacom, Telefonica, Telecom Italia, rejoints par Swisscom, TDF et TeliaSonera dénoncent "des difficultés pour accéder à des contenus audiovisuels premium à des conditions et dans des délais raisonnables". Ils estiment que "des pratiques qui s’appliquaient dans un monde analogique n’ont plus de raison d’être dans un environnement digital."
 
Ils regrettent ainsi une chronologie des médias trop longue (jusqu’à 36 mois en France), qui laisse une totale priorité au cinéma, et "qui aboutit à une pénalisation des services en ligne et en conséquence l’indisponibilité des contenus, ouvrant la porte à la piraterie numérique."
 
La tension monte donc entre les ayants droits et les opérateurs qui financent par ailleurs la culture par de multiples taxes (TST, contribution au cinéma…). Pourtant, les échanges avec les ayants droits,représentés par les industries de contenus et les majors, ne se passent pas de la meilleure manière. 
 
Les opérateurs européens évoquent des conditions de disponibilité de contenus des ayants droits "imposés unlitéralement", des "intentions protectionnistes" des acteurs traditionnels qui voient "dans le haut débit et internet, une grande menace pour leurs activités."