Palaiseau : le cobaye de la fibre optique dans l’impasse

Palaiseau : le cobaye de la fibre optique dans l’impasse
Cette petite ville de l’Essonne devait être un foyer d’expérimentation dans le cadre du déploiement très haut débit fixe à l’échelle nationale.
 
Palaiseau est devenue l’icône nationale et le cobaye chargé d’expérimenter l’extinction du réseau ADSL en 2014. Elle aurait dû être la première ville à passer en réseau 100 % fibre optique. C’est Orange qui s’était ainsi engagé à fibrer et réaliser la bascule du cuivre vers la fibre optique, d’ici à 2014. 
 
Pour Orange, la ville aurait dû permettre au FAI de mettre en oeuvre pour la première fois "et tester les procédures permettant de basculer du réseau cuivre vers un réseau, 100 % fibre, ouvert à tous" et disponible pour tous les opérateurs.
 
Pour Fleur Pellerin, la procédure était similaire "avec le basculement qui s’est produit au moment du passage de la TV analogique à la TNT."
 
Pour l’Avicca, ce chantier "sera utile pour mesurer les difficultés opérationnelles de la transition et préparer sa généralisation." 
 
Seulement voilà, un an plus tard, Orange fait marche-arrière. Si Orange se dit prêt à respecter son plan de déploiement, un premier grain de sable, et non des moindres, est venu se glisser dans une mécanique qui paraissait bien huilée : plusieurs FAI n’ont pas mis en place les mesures techniques afin de procéder au "switch" vers la fibre optique. D’autres ont émis des réserves quant au succès de cette opération. 
 
Orange, propriétaire des lignes ADSL de l’opérateur historique ne peut donc pas "éteindre l’ADSL". Il estime ainsi "être dans l’obligation de reporter la fermeture du réseau cuivre à Pailaiseau en respectant le cadre réglementaire de cinq ans sauf en cas d’accord de l’ensemble des opérateurs pour une fermeture anticipée." Sans accords de tous les autres FAI, Orange ne pourrait donc pas éteindre le cuivre à Palaiseau, avant la fin 2018. 
 
Très vite l’ARCEP, le ministère délégué à l’économie numérique ont réagi estimant ne pas vouloir attendre 5 ans
 
Source : l’Expansion