Un abonné SFR reçoit une facture de 44 700€, l’UFC Que Choisir défend l’opérateur

« Je n’aurais jamais du prêter ma carte SIM ! » C’est ce que doit se dire une gérante d’entreprise de la Moselle. En effet, elle a confié sa carte SIM professionnelle à une amie qui l’a elle-même prêtée à son fils. Ce dernier est parti en vacances au Maroc et a utilisé la carte SIM sur place. Résultat : une facture de 44 700 € dont 36 000€ rien que pour Internet !
 
La titulaire de la ligne a tenté de trouver une solution en s’adressant à l’UFC-Que Choisir. Mais l’association de consommateurs, habituellement très prompte à se battre contre les abus des opérateurs, n’a trouvé ici rien à redire. Certes l’UFC Que Choisir ne traite pas les litiges entre professionnels, mais sa section locale considère que  « SFR, est irréprochable. Il a alerté à neuf reprises l’entreprise par mail. C’est du consommé, il faut payer », précise Denis Lognon, président de la section thionvilloise ». Elle rappelle que « lorsqu’on part à l’étranger, il faut penser à désactiver l’itinérance sur son téléphone et ne l’utiliser que pour passer des appels. Par ailleurs, lorsqu’on prête sa carte Sim, il y a des risques. Un forfait illimité comporte des exclusions et souvent les connexions internet à l’étranger comme les appels ne sont pas inclus. Un forfait tout compris peut être trompeur donc il est préférable de lire son contrat avant tout déplacement ». Même si SFR était dans son bon droit, comment accepter que des montants hors normes comme celui-ci puissent être atteints sans qu’aucun blocage ne soit activé par l’opérateur ?
 
L’Europe a de son coté répondu à cette problématique en imposant quelques règles aux opérateurs pour éviter les factures exorbitantes. Selon le règlement (CE) no 544/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 18 juin 2009, « les opérateurs de réseau mobile devraient définir un ou plusieurs plafonds financiers et/ou exprimés en volume pour les dépenses à acquitter pour les services de données en itinérance, exprimés dans la devise dans laquelle l’abonné itinérant est facturé, qu’ils devraient offrir gratuitement à tous leurs abonnés itinérants, une notification appropriée étant envoyée lorsque ce plafond va être atteint. Une fois le plafond atteint, les abonnés ne devraient plus recevoir ces services ni être facturés à ce titre, à moins qu’ils ne demandent expressément à continuer de disposer de ces services conformément aux modalités et conditions figurant dans la notification. Les abonnés itinérants devraient avoir la possibilité d’opter pour un de ces plafonds financiers ou exprimés en volume dans un délai raisonnable ou de choisir de ne pas en avoir. Sauf indication contraire de la part des abonnés, un plafond par défaut devrait leur être attribué. »
 
Pour rappel, chez Free, le forfait illimité est bloqué au-delà d’un certain dépassement (100 euros environ) afin d’agiter toutes mauvaises surprises de ce genre, ce plafond est de 10€ pour le forfait 2€. Les abonnés peuvent toutefois débloquer ce plafond en payant par carte bancaire la facture en cours.