« La 4G est une non-question en terme de réseau» selon le cabinet Arthur D. Little

« La 4G est une non-question en terme de réseau» selon le cabinet Arthur D. Little

Pour sa 12ème étude sur le marché des télécommunications, le cabinet d’étude Arthur D. Little associé à Exane BNP Paribas, s’est intéressé au potentiel de la 4G LTE en Europe, en terme de technologie mais également en terme de croissance pour les opérateurs.

Pour le cabinet, le développement des revenus sur le secteur des télécoms est placé sous le signe de la décroissance, évaluée à -1.7% par an, pendant au moins 5 ans et qui sera aggravée par une décroissance dans le secteur du mobile (-2.6% par an).

Concernant la 4G, Didier Lévy, directeur en charge du secteur télécoms chez Arthur D. Little, estime que la 4G est une « non-question » d’un point de vue réseau : «L’explosion des usages DATA sur les réseaux mobiles, les capacités des opérateurs vont arriver à saturation. Les besoins des clients vont contraindre les opérateurs à investir dans cette technologie.»

Avec des performances supérieures, la 4G représente du point de vue réseau une économie. Selon les estimations du cabinet Arthur D.Little, sous 5 ans, les Smartphones auront atteint un taux de pénétration 85%. Les usages vont également exploser compte tenu des usages de la vidéo. Didier Lévy estime que les opérateurs « n’ont que 10 ans de capacités devant eux pour absorber l’évolution des besoins. »

Quant à l’utilisation de la 4G pour faire repartir le revenu des opérateurs à la hausse, le cabinet D. Little émet quelques réserves sur le sujet. Pour remettre l’équilibre de la téléphonie mobile à une croissance nulle, il faudrait que la technologie 4G génère un ARPU (NDLT : revenu par abonné) de 7 euros supplémentaires. Compte tenu de la concurrence dans le secteur et des revenus des ménages, « c’est un niveau qui nous paraît très compliqué à atteindre. Il faudrait que la DATA 4G soit monétisée à hauteur de 17 €, contre 10 € pour la 3G, d’après les estimations Arthur D . Little.»

Retrouvez l’interview de Didier Levy en cliquant sur ce lien.