Antennes 4G et Free Mobile : les associations Agir pour l’Environnement, Priartém et Robins des Toits haussent le ton

Alors que la mairie de Paris avait organisé la semaine dernière une consultation publique autour des nouvelles implantations des antennes 4G et Free Mobile, les trois associations de défense ont claqué la porte de la réunion en charge d’examiner 50 implantations d’antennes.

Pour Etienne Cendrier porte-parole des Robins des Toits, ces réunions ne sont « pas de la concertation, mais de l’implantation forcée ». Des propos soutenus par une autre association de défense, Agir pour l’Environnement qui estime que les discussions sont expéditives :
« Entre deux et quatre minutes par dossier, vous appelez ça de la concertation ? Dans ce lapse de temps, il faudrait examiner la proposition technique, l’avis de la mairie d’arrondissement et entendre les associations. C’est n’importe quoi ! ».

Alors que 50 autres antennes seront encore en discussion ce vendredi, les Robins des Toits met en garde la mairie contre un durcissement du mouvement : « si les gens se radicalisent, bloquent les montages de ces appareils, nous les soutiendrons ! ».

D’après Priartém et sa présidente Janine Le Calvez, la rapidité des discussions traduit une « volonté des opérateurs de poser leurs antennes-relais pendant les vacances en l’absence des riverains ».

Des accusations démenties par la mairie de Paris qui explique la rapidité des discussions par le nombre de demande d’antennes en attente d’une autorisation et un cadre réglementaire stricte. « Nous avons près de 400 demandes en attente. Or la charte de téléphonie mobile de Paris précise que nous devons répondre aux opérateurs dans un délai de quatre mois maximum ».

Les 50 antennes en discussion prévues ce vendredi promettent encore leur lot de litiges. 

Source : Le Parisien