Résiliation de l’abonnement à Canal+ et Canalsat : ca bouge enfin

Résiliation de l’abonnement à Canal+ et Canalsat : ca bouge enfin
Les modalités de résiliation de l’abonnement Canal+ et Canalsat sont régulièrement dénoncées par les abonnés. En effet, l’éditeur fait tout pour compliquer cette tache, puisque non seulement cela n’est possible qu’une fois par an mais en plus cela ne peut se faire qu’un mois avant la date d’échéance du contrat par lettre. L’abonné qui rate cette date est reparti pour un an d’abonnement. Et si la loi Châtel encadre la résiliation des forfaits mobiles ce n’est pas le cas des abonnements à Canal+. De même, l’UFC Que Choisir qui s’est battu contre les frais de résiliation dégressifs chez Free, alors que les abonnés privilégiaient pourtant ce système, ne trouve visiblement rien à redire sur les pratiques de Canal+ en matière de résiliation.
 
La sénatrice Catherine Procaccia est, elle, partie en guerre contre les pratiques de Canal+. Elle s’apprêtait à faire voter un amendement dans le cadre du projet sur la consommation qui sera discuté à l’Assemblée Nationale dans les prochains jours. Mais la chaîne cryptée a préféré prendre les devants et a indiqué à la sénatrice qu’elle allait en partie répondre à ses exigences. C’est ainsi que, désormais, Canal+ enverra un courrier personnalisé à chaque abonné, 2 mois avant la fin de contrat, avec une notice d’explication des modalités de résiliation. Jusqu’à présent, seule la date d’échéance était indiqué sur le magazine envoyé aux abonnés, et pour lequel Canal a décidé de mettre fin en version papier.
 
Catherine Procaccia souhaite cependant aller encore plus loin, en permettant la résiliation par anticipation, au-delà de la première année d’engagement. Comme pour la téléphonie mobile, la sénatrice souhaiterait que les abonnés puissent quitter Canal+ avant la fin de l’engagement, en payant 25% des mois restants. « Je demanderai à ce qu’on étende les résiliations d’abonnement à tous les loisirs (chaînes de télévision, livres, journaux…) à tout moment, au bout d’un an de contrat », explique-t-elle.
 
Source : Les Echos