L’épargne salariale d’Orange, ou comment jouer contre son camp pour tenter de déstabiliser Free

L’épargne salariale d’Orange, ou comment jouer contre son camp pour tenter de déstabiliser Free
 
 
Chez l’opérateur historique, une (petite) partie de cette épargne salariale est constituée d’actions Iliad. Le Président l’Association pour la défense de l’épargne des salariés de France Télécom/Orange, Patrice Brunet, était ainsi convié à l’Assemblée Générale d’Iliad, qui s’est tenue 22 mai dernier. Lors du vote pour le renouvellement des membres du Conseil d’Administration, Xavier Niel été réélu à une écrasante majorité (plus de 99%). Rien d’étonnant à cela, le développement et les très bons résultats d’Iliad sont en grande partie le fruit de la stratégie du fondateur et actionnaire majoritaire de Free.
 
Et pourtant, Challenges (dans sa version papier) rapporte que Patrice Brunet a voté contre le renouvellement de Xavier Niel à son poste d’administrateur. Cela n’a pas d’impact sur le résultat puisque l’Association pour la défense de l’épargne des salariés de France Télécom/Orange dispose de très peu de droits de vote, mais ce choix va à l’encontre de l’épargne salariale d’Orange. Si Xavier Niel n’avait pas été élu, il est fort probable que cela ait inquiété les investisseurs et fait baisser le cours de l’action, et donc la valeur de l’épargne salariale. Visiblement, l’objectif de cette association n’est donc pas de faire fructifier l’épargne des salariés d’Orange, mais d’essayer déstabiliser Free de l’intérieur.