Crise des télécoms : les PDG se serrent-ils la ceinture ?

En plein débat sur les taxes sur les très haut salaires, quelques informations nous sont parvenues concernant les salaires des PDG des opérateurs.

Si du côté d’Orange, Stéphane Richard prévient que si la taxe à 75 % passe sous la responsabilité de son entreprise, le PDG d’Orange annonce qu’il baissera sa rémunération sous la barre du million d’euros par an. Une rémunération qui pour l’instant avoisine les 900 000 € de rémunération fixe ajouté à 600 000 € sous forme de variable en fonction des résultats annuels. Stéphane Richard aurait ainsi touché 1,3 millions d’euros en 2012.

Du côté de SFR, Stéphane Roussel, arrivé à la mi-2012, touche un salaire inférieur à celui de son prédécesseur. Selon BFM Business, le PDG de SFR touche un salaire fixe annuel de 480 000 € quand Frank Esser (son prédécesseur), touchait 770 000 €. S’ajoute à cela, un bonus variable non communiqué, 22 588 actions de performance et 81335 options de souscriptions d’actions.

Martin Bouygues sur son site joue aussi la carte rassurante affirmant que "le conseil d’administration de Bouygues observe une grande rigueur s’agissant des rémunérations octroyées : les parts fixes n’ont pas été augmentées depuis 2003. Les parts variables évoluent en fonction des résultats obtenus, les dirigeants mandataires sociaux de Bouygues n’ont pas de contrat de travail, ils n’ont aucun avantage de type "parachute doré", ou clauses de non concurrence et n’ont pas reçu de stock options ou actions gratuites en 2011 et 2012."  Et de renchérir : "En ce qui me concerne j’ai volontairement renoncé à la part variable qui m’était attribuée pour 2012."

Du coté d’Iliad-Free, peu d’information ont filtré quant au salaire de Xavier Niel. En février 2012, le PDG d’Orange comparait Free à "une espèce de monde de quasi-coopérative ouvrière ou tout le monde est payé pareil, où le dirigeant à un salaire ridicule de 173 000 € par an", avant de renchérir sur les 14 millions d’euros de dividende touché, en temps qu’actionnaire majoritaire, par Xavier Niel en 2011. " Pour lui le salaire est plutôt de l’argent de poche".

Cependant, à la différence de Stéphane Richard menaçant de réduire son salaire si une taxe sur les haut salaire était prononcée, Xavier Niel avait estimé au micro d’Europe1 que "la part significative de son revenu" qui partait aux impôts n’était "pas choquant en soi."