4G : Orange SFR et Bouygues veulent faire le plein d’abonnés avant l’arrivée de Free

4G : Orange SFR et Bouygues veulent faire le plein d’abonnés avant l’arrivée de Free
Même si la 4G est encore à l’état embryonnaire en France, les opérateurs historiques espèrent bien pouvoir se refaire une santé grâce à cette technologie. Et ils auraient tort de ne pas en profiter puisque Free Mobile est pour le moment absent de ce secteur. Le nouvelle opérateur n’a pour l’instant obtenu des autorisations 4G que sur 14 antennes, même s’il a répété à plusieurs occasions que son réseau était 4G Ready et qu’il « communiquera en temps utile sur ce [qu’il] fera en termes d’offres et de timing. ». Free Mobile s’estime cependant être un catalyseur pour la 4G, Maxime Lombardini ayant indiqué lors de la conférence de presse de la semaine dernière : « la 3G, c’était une course de lenteur, la 4G c’est une course de vitesse, on a le sentiment d’y être pour quelque chose » rapporte La Tribune.
 
Les opérateurs estiment que la 4G va faire gonfler l’ARPU
 
Pour le moment, la stratégie des opérateurs n’est pas encore bien définie en ce qui concerne la tarification de la 4G. Il faut dire qu’elle n’est disponible que dans quelques villes et qu’il est pour le moment difficile de faire payer davantage les abonnés avec une couverture aussi faible. SFR a levé hier un peu le voile sur sa stratégie. S’il n’augmentera pas le tarif sur ses forfaits haut et moyen de gamme, il proposera de bénéficier de 2Go supplémentaires pour 10 euros de plus.
 
Chez Orange, la stratégie est un peu différente. L’opérateur avait annoncé vouloir surfacturer la 4G de 5 à 10 euros par mois, mais Stéphane Richard a annoncé lundi que l’augmentation ne serait que de 1 euro… jusqu’à la fin de l’année. Les forfaits Sosh, quant à eux, ne bénéficieront pas de la 4G.
 
Un professionnel du secteur explique cependant à La Tribune qu’il sera difficile de faire payer davantage les français « Le problème du marché français est que les forfaits du cœur de gamme comprennent déjà beaucoup de données, généralement 2 Go ou 3 Go. Dans d’autres pays, on démarre plus bas, à 250 ou 500 Mo, c’est plus facile de créer des paliers » 
 
En attendant un déploiement massif, c’est une bataille de communication chez les opérateurs
 
En termes de communication, c’est SFR qui a pris la main. Chaque nouvelle ville ouverte donne droit à un communiqué de presse, comme hier à Marseille. Mais Orange va dépasser l’opérateur au carré Rouge dans les prochaines semaines. Le 4 avril, il proposera en effet la 4G dans 15 villes de France : Marseille, Lyon, Nantes, Lille, Bordeaux, La Rochelle, Chartres, Orléans, Dunkerque, Nancy, Metz, Clermont-Ferrand, Grenoble, Annecy et une partie de Paris, le quartier de l’Opéra.
 
Quant à Bouygues, il proposera ses offres à compter du 1er octobre. L’opérateur peste d’ailleurs contre les effets d’annonce de SFR : « SFR est celui qui parle le plus de la 4G mais il déploie moins vite que Bouygues Telecom : il a moins d’antennes [que ce dernier] au niveau national et deux fois moins à Lyon par exemple » rapporte la Tribune.
 
Free Mobile va-t-il bouleverser le secteur ?
 
Il n’y a donc que Free qui n’a pour le moment donné aucune indication sur ses intentions. Beaucoup s’attendent à ce qu’il propose la 4G sans surcoût, ce qui serait davantage la philosophie de l’opérateur. Si tel était le cas, il pourrait donc compenser son arrivée tardive par des tarifs plus bas que ses concurrents.