Hadopi en mode “PUR” et dur : Un label pour des financements et un tracking des contenus illicites.

Plusieurs mois après le lancement par la Hadopi, du label Pur, chargé de donner un indice de confiance sur l’aspect légal d’une offre en ligne, l’incitation au macaron fait plus un "flop" qu’un "top". Malgré une campagne de pub de 3.2 millions d’euros, peu d’entreprise ont choisi la labellisation de leur site internet.

 

Trop de procédures, trop d’engagement pour peu d’intérêt pour le fournisseur de contenus. Les éditeurs doivent fournir la liste complète des oeuvres qu’ils proposent sur leur plateforme. Le label est par contre renouvelé tacitement "tant que de nouvelles objections ne sont pas formulées par les titulaires de droits."

 

Pour augmenter l’intérêt de cette labellisation, la Ministre de la Culture Aurélie Filippetti propose de lier le label PUR Hadopi aux demandes de financement. "Si la Haute Autorité n’a pas de compétence en matière d’aides économiques, il apparait que la détention du label pourrait conditionner l’obtention de subventions dans un souci de cohérence de l’action des pouvoirs publics."

 

L’obtention de ce label serait donc couplé à un " soutien automatique aux éditeurs et de conditionner l’éligibilité à ce soutien à la détention du label PUR".

A l’inverse l’ALPA qui a développé un outil pour traquer automatiquement les contenus illicites et favoriser leur déréférencement lance la guerre au streaming illégal et direct download.

 

Source : PC Inpact