Diffamation contre Free : Le secrétaire général de Bouygues Télécom mis en examen

Diffamation contre Free : Le secrétaire général de Bouygues Télécom mis en examen
Si Bouygues Télécom a gagné la première manche contre Free, en le faisant condamner à verser 25 millions d’euros pour dénigrement (Bouygues devra pour sa part verser 5 millions d’euros à Free pour les mêmes raisons), les deux opérateurs n’en a pas fini de s’affronter devant les tribunaux. Outre l’appel de Free concernant cette affaire, Challenges rapporte que Didier Casas, le secrétaire général de Bouygues Telecom, a été entendu ce matin par la justice dans le cadre de la plainte pour diffamation déposée par Free le 22 novembre dernier et a été mise en examen par le juge.
 
Free Mobile avait en effet lancé une procédure judiciaire visant les propos de Didier Casas publiée dans un article des Echos le 1er mars 2012. La citation complète de Didier Casas est  « l’Arcep a choisi de ne tirer aucune conséquence réglementaire de la décision de Free Mobile de ne pas investir dans un vrai réseau, qui rende un vrai service à ses clients. Si tout cela était confirmé, avec la notion nouvelle de réseau vide qui couvre, on pourrait désormais remplir les obligations de sa licence sans dépenser d’argent pour son réseau ».
 
La journaliste des Echos qui avait publié l’article, Solveig Godeluck, avait été déjà mise en examen, comme c’est le cas dans les affaires de diffamation de presse. Didier Casas, qui est pourtant l’auteur des propos, avait été « mis hors de cause grâce au talent de son avocat, le ténor du barreau Olivier Metzner. Cette situation s’est révélée intenable pour le secrétaire général de l’opérateur, qui donnait en effet l’impression de renier ce qu’il avait pu déclarer à la journaliste » explique Challenges.
 
Selon des sources bien informée citée par Challenges, Didier Casas serait «ravi » et « soulagé » d’avoir été mis en examen. "Elle lui permet d’une part de dissiper l’impression de lâchage qui pouvait persister, et surtout, d’autre part, elle lui permettra de s’exprimer sur le fond du dossier".
 
Source : Challenges