Google attaqué pour avoir généré sa position dominante via des “moyens illégaux”.

Alors que Google est épinglé de tous les côtés, sur sa politique de confidentialité, le droit voisin, l’interconnexion avec Youtube, il connaitra dans quelques jours le résultat de l’enquête de Bruxelles "pour abus de position dominante".

 

Depuis le 30 janvier une nouvelle plainte a été déposé auprès de la Commission Européenne contre le moteur de recherche par l’ ICOMP (Initiative for a Compétitive Online Marketplace) qui agit au nom d’une cinquantaine d’entreprises de médias et d’internet.

 

"Notre plainte est différente de la vingtaine de plaintes qui ont conduit à l’enquête européenne en cours. Nous estimons que la position dominante de Google dans la recherche sur Internet en Europe a été renforcée par l’utilisation de moyens illégaux. Nous le disons depuis longtemps à Bruxelles. À présent, nous voulons des solutions pour que tous les acteurs de l’Internet soient traités sur un pied d’égalité."

"Des accords exclusifs ont été conclus avec des éditeurs de contenus et des sociétés de publicité. Par exemple, Google contraint toutes les marques à avoir une page sur le réseau social Google+, pour gagner des points et monter dans le classement des recherches des internautes. Par ailleurs, notre adhérent, Premier League (association britannique des clubs de football), estime que Google bénéficie de la retransmission de matchs, en direct, en redirigeant les internautes vers des sites russes illégaux et en gagnant de l’argent avec des publicités"

 

Le moteur de recherche qui représente 90,7 % de l’internet en France, 91% en Grande-Bretagne n’en finit plus de ses batailles juridiques. Google avait jusque vendredi pour répondre à la CNIL aux critiques sur les conditions de ses services. Pour l’heure, Google n’a pas levé le petit doigt malgré les menaces de la présidente de la CNIL, Isabelle Falque-Perrotin : " en l’absence de réponse , la période contentieuse pourra s’ouvrir dans chaque pays européen."

 

Source : Le Figaro