Deux députés dressent un bilan mitigé sur l’arrivée de Free Mobile

Deux députés dressent un bilan mitigé sur l’arrivée de Free Mobile
 
La filière aurait été négligée au profit du consommateur. « Quand on prend la décision d’octroyer une quatrième licence, il faut faire des études d’impact » explique Corinne Erhel à La Tribune. Les 2 députés souhaiteraient redéfinir les orientations de l’ARCEP (Autorité de régulation des Télécoms). « Il semble nécessaire de redéfinir la mission de la régulation pour assurer l’équilibre entre la croissance de la filière et l’intérêt du consommateur ». La régulation doit tenir compte des équipementiers et des « acteurs qui captent la valeur sans voir leur activité régulée », en l’occurrence Google, Amazon, Facebook ou Apple, précise le journal.
 
Concernant la qualité et les performances du réseau de Free Mobile, les deux députés remettent au goût du jour « l’Observatoire sur la qualité de service sur les réseaux fixes et mobiles ». Un observatoire similaire est présent au sein de l’ARCEP, mais les députés lui reprochent « un défaut : les mesures sont réalisées par des organismes choisis par les opérateurs, ce qui jette un doute sur leur objectivité ».
 
Enfin, elles expliquent qu’elles n’ont guère apprécié l’affaire de la journaliste des Echos (mise en examen pour diffamation), et dont nous vous faisions l’écho. Free Mobile avait lancé une procédure judiciaire contre le secrétaire général de Bougyues suite à un article publié dans Les Echos. Didier Casas n’avait pas été mis en examen, mais Solveig Godeluck, journaliste des Echos qui avait publié l’article, citant ses propos a, elle, été mise en examen pour diffamation.
 
Le rapport des deux députés devrait être accessible la semaine prochaine sur le site de l’Assemblée Nationale.
 
Source : La Tribune (version papier)