Taxe Google : En l’absence d’accord, François Hollande soutiendra la presse dans une loi…

A l’occasion des voeux du Président de la République à la presse, François Hollande a confirmé les engagements pris par la Ministre de la Culture, Aurélie Filipetti et celle de l’Economie Numérique, Fleur Pellerin. Ces dernières avait rappelé qu’un projet de loi serait soumis au Parlement, en cas d’absence d’accord négocié entre les éditeurs de presse et Google d’ici la fin janvier.

 « Il est normal que ceux qui tirent profit de l’information produite par votre travail participent à sa prise en charge, ce sera le sens de la participation des moteurs de recherche au financement de la presse »

 

 Depuis début décembre les représentants de Google, et l’association de la presse d’information politique et générale (IPG) négocient sous l’égide d’un médiateur, Marc Schwartz, afin de négocier une rétribution au regard des droits voisins et des recettes publicitaires colossales du moteur de recherche.

 

Le président de la république à également promis une reforme des aides à la presse : « qui représentent des sommes importantes et dont on annonce toujours la réforme. Il y a même eu des états généraux en 2008 qui n’ont abouti à aucune évolution. Il y a des contradictions d’intérêts, y compris entre vous, celles et ceux qui travaillent pour une presse magazine par rapport à une presse d’information. »

 

Cette reforme serait prévue pour 2013 menée par Aurélie Filipetti, ministre de la culture : « Nous aurons à revoir ces aides avec une volonté de mettre la presse d’information politique et générale au premier rang des titres qui doivent bénéficier de ces aides »

 

François Hollande souhaite également intégrer un dispositif de protection des sources : «Ne craignez rien là-dessus ! D’une part, l’indépendance de la justice sera garantie. Et puis on ne cherche pas qui vous informe car ce serait un très mauvais calcul, car on découvrirait souvent que c’est du plus haut niveau que l’information vient… »

 

Reste à attendre fin janvier et la réaction de Google face aux nombreuses demandes de financement qui lui parviennent.

Source : Les échos