Xavier Niel ne serait pas fermé au rachat de SFR, « à condition que ce soit lui qui commande »

Xavier Niel ne serait pas fermé au rachat de SFR, « à condition que ce soit lui qui commande »
 
 
Outre les problèmes règlementaires que poserait la fusion de deux opérateurs français, Mediapart estime que « les repreneurs potentiels n’ont pas la taille pour absorber une société si grosse. Numéricâble est minuscule et endetté jusqu’au cou. Bouygues en pleine difficulté lui-même n’a guère envie de se surcharger encore dans le secteur. Quant à Vodafone, il pourrait peut-être regarder le dossier, si le prix est bradé. »
 
Du coté de Free, la capitalisation boursière a augmenté de 40% depuis le début de l’année, à 8 milliards d’euros. Mediapart rapporte que, selon un connaisseur du dossier « Xavier Niel, le PDG de Free, n’est pas fermé au projet, mais à condition que ce soit lui qui commande »
 
Le fondateur de Free est en effet l’actionnaire majoritaire de son groupe, ce qui lui donne les mains libres pour lancer ses projets. Certainement que beaucoup n’auraient jamais vu le jour s’il y avait un actionnariat comme chez SFR, qui privilégie les dividendes versés à la prise de risque. Mediapart n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins : « le cours de l’action Vivendi est le seul critère qui préoccupe Jean René Fourtou, le Président du conseil de surveillance du Groupe »
 
Une anecdote illustre parfaitement l’importance pour un groupe comme Iliad d’avoir Xavier Niel aux manettes. En 2006, Free annonce, à la surprise générale, qu’il donne le coup d’envoi du déploiement de la fibre jusqu’à l’abonné (FTTH). Cette année là, le groupe Iliad réalisait moins de 1 milliards d’euros de chiffre d’affaires et une telle annonce, au regard du coût de déploiement de la fibre, aurait pu paraitre trop risquer pour les actionnaires d’un groupe « classique ». Le jour de cette annonce, Xavier Niel nous avait alors dit « j’espère jusque que le cours de l’action ne va pas descendre en dessous de zéro ». Il s’agissait bien sûr d’une plaisanterie, mais cela en dit long sur l’esprit de Free. Si ce dernier ne devait se focaliser que sur le cours de Bourse, il serait de toute évidence moins innovant. Si la participation de Xavier Niel devait se diluer dans un éventuel groupe « SFRee », Free pourrait donc ne plus être tout à fait le même …