Si une fusion avait lieu, quelle serait la répartition des rôles entre Free et SFR ?

Si une fusion avait lieu, quelle serait la répartition des rôles entre Free et SFR ?
 
Dans le cas d’une fusion entre les deux opérateurs, quelle serait la répartition des rôles ? Natixis a répondu à la question. Selon l’analyste, « sur le plan commercial, un scénario assez évident consisterait à voir Iliad se focaliser sur le DSL et le « low cost » mobile quand SFR se recentrerait sur les entreprises et administration, les offres mobiles subventionnées, la fibre et les délégations de service public dans le très haut débit »
 
Bien sûr, rien n’est fait, et une telle fusion ne serait pas vue d’un bon œil que ce soit de la part de L’ARCEP, qui milite pour davantage de concurrence, de la part du gouvernement qui souhaite le maintien de 4 opérateurs mais également du coté des instances en charge du respect de la concurrence. Une fusion Free-SFR créerait en effet un géant français, à l’égal d’Orange, et marginaliserait Bouygues télécom. En ce sens, une fusion Free-Bouygues Télécom serait mieux accueillie. « Pour les autorités antitrust, cela serait plus facile de justifier une fusion du quatrième opérateur et du troisième acteur du marché. Cela créerait un groupe intermédiaire entre Orange et SFR, donc un trio d’acteurs à peu près équilibré capable de rivaliser entre eux » indique un analyste au Figaro. Sans compter que cela aurait l’avantage de moins diluer la participation de Xavier Niel dans la nouvelle entité, la valorisation de Bouygues Télécom étant nettement inférieur à celle de SFR (estimée entre 10 et 12 milliards d’euros, contre un peu moins de 7 milliards pour Iliad)
 
Source : Le Figaro économie (version papier)