FO s’inquiète des emplois qui pourraient être supprimés, chez SFR, Orange ou même Free

FO s’inquiète des emplois qui pourraient être supprimés, chez SFR, Orange ou même Free
 
Dans une lettre datée du 27 septembre et adressée à Arnaud Montebourg, Force Ouvrière s’alarme des suppressions d’emplois qui pourraient être annoncée chez les opérateurs télécoms.
 
« Nos craintes se confirment » explique le syndicat dans cette lettre « Chez SFR, où dès les élections professionnelles passées, un plan de 1500 à 2000 suppressions de postes est d’ores et déjà annoncé. Chez Bouygues Telecom, où 560 suppressions de postes sont en cours, et où le rapport d’expertise commandité par le CCE, non seulement confirme la gravité de la situation financière, mais indique aussi que ce premier plan ne suffira pas. Tout comme chez France Télécom Orange, où les départs massifs à la retraite ne sont pas remplacés. Le même constat pourrait être fait chez Free, Verizon, Amazon, etc. . Et la liste s’allonge toutes les semaines. »
 
SFR doit en effet annoncé un plan de départs volontaires. Mais selon Stéphane Roussel, le nouveau PDG de SFR, celui-ci est « davantage lié à notre nouvelle organisation qu’à des difficultés financières. Nos offres étant moins nombreuses, nous avons besoin de moins de monde dans certains métiers. » en précisant que « nous ne laisserons pas partir des commerciaux en contact avec les clients. Et dans la partie réseaux, nous devrions même embaucher. S’il n’y a pas assez de volontaires, nous ne les chercherons pas. Chez SFR, la masse salariale ne représente que 9% des coûts »
 
Pour FO, cette situation est due à la baisse des prix qui s’est généralisée « elle entraîne une perte de valeur considérable pour tous les opérateurs (entre 10 à 15% du CA grand public). La situation financière des entreprises de la branche est désormais plus que fragile, des audits indépendants et récents l’attestent. » Et de préciser qu’un « emploi « direct » supprimé chez un opérateur, engendre au moins 2 à 3 emplois « indirects » chez les sous-traitants. Le constat, à date, est déjà catastrophique pour l’emploi. Plus généralement, c’est la course au moins disant social qui pèse sur les salariés et sur leurs sous-traitants. Nos délégués syndicaux sur le terrain nous interpellent tous les jours à ce sujet. »
 
On s’étonne par contre que le syndicat cite Free dans les entreprise qui pourraient supprimer des emplois, ce dernier ayant embauché 2000 salariés cette année et prévoyant de continuer à la faire en fonction de l’augmentation de ses abonnés. 
 
S’adressant à Arnaud Montebourg, FO lui demande « d’afficher et affirmer sa feuille de route pour la filière Telecom. Il est indispensable de combattre e ou d’infléchir des projets de plan sociaux, en rassurant la filière, par des décisions claires et immédiates, relançant l’investissement productif, avec des emplois techniques ou de distribution qui ne sont pas délocalisables."