Avicca : Un euro pour marier service public, emploi, concurrence et passer au Très haut débit

 
La Ministre déléguée en charge de l’économie numérique, Fleur Pellerin, en association avec la Ministre chargée de l’égalité des territoires, Cécile Duflot, a organisé une table ronde sur le Très haut débit aujourd’hui. Lors de cette rencontre, l’AVICCA a proposé la création d’une contribution sur les abonnements mobiles, d’un euro par mois et par abonné en moyenne, pour financer la mise à très haut débit de notre territoire, et a rappelé les propositions adressées au Président de la République il y a quelques semaines.

Dans son communiqué, l’association note que l’arrivée de Free Mobile a entrainé une baisse considérable des prix, à la fois pour les clients de Free, mais aussi pour ceux des autres opérateurs, obligés de mettre en place de nouveaux tarifs pour résister à cette concurrence. Si le haut débit fixe a toujours été proposé en France à un prix attractif, le mobile dégageait des marges très importantes, pour ne pas dire indécentes. Certains opérateurs encore très profitables font ainsi pression sur l’emploi pour maintenir leurs marges, ce qui est plus que contestable. Ce n’est certes pas une raison pour revenir à un oligopole et entraver la convergence fixe-mobile qui est indispensable. Un jeu à quatre opérateurs est plus ouvert que lorsque trois seulement se partagent un marché depuis de longues années.

« On mesurera mieux avec le temps la baisse des coûts pour les consommateurs, sans doute de 5 à 7 € par mois. N’y a-t-il pas là de quoi reprendre un euro, pour mener un autre chantier qui, lui, ne peut être mené par la concurrence : le passage au Très haut débit sur le fixe ? Une nouvelle infrastructure est beaucoup trop chère pour les opérateurs. Une telle contribution, somme toute très modeste, sur les abonnements permettrait de financer la généralisation de la fibre optique jusqu’à l’abonné, un chantier aujourd’hui en chute libre dans notre pays » argumente l’avicca. Pour ne pas imposer un système injuste, l’association propose un euro symbolique au prix proportionné par rapport au tarif de l’abonnement.