Direct 8 (Canal +) : TF1 appelle le CSA à la rescousse

Direct 8 (Canal +) : TF1 appelle le CSA à la rescousse

L’entrée de Canal + dans le PAF gratuit n’est pas pour plaire à TF1 qui en appelle au CSA pour durcir les obligations de Direct 8. Nonce Paolini estime que le discours de la chaîne cryptée diffère des intentions réelles sur la télévision gratuite. Il veut aussi retourner voir l’Autorité de la concurrence afin de renégocier les conditions de commercialisation de la régie TMC et NT1, pour l’instant séparée de celle de TF1.

 
Avec le retour probable de la publicité sur France Télévision et l’arrivée de Direct 8, le groupe TF1 s’inquiète de ses revenus publicitaires. Le patron de la Une s’inquiète des faibles engagements demandés à Canal + dans le cinéma. la filiale de Vivendi a promis de limiter à 20 films français par an le pré-achat de droits couplés gratuits/payants. « C’est insuffisant. Cela laisse des marges de manœuvre très importantes à Canal Plus pour imposer ses conditions. TF1 Production co-produit 15 films par an, M6 entre 5 et 6, France Télévisions 4-5. Canal va venir sur ces créneaux et peser de tout son poids», s’est inquiété le PDG qui réagissait en marge de la présentation de ses résultats.

 
Pour éviter le drame, Nonce Paoli souhaite donc que le CSA intervienne pour durcir les obligations de Direct 8 en matière de production et de diffusion. « Nous avons dit qu’il fallait que Direct 8 revienne à sa vocation première de chaîne du direct. Au départ, Bertrand Meheut [le patron de Canal Plus] disait que ce serait une chaîne destinée aux CSP+, qui miserait sur la qualité, avec des films et des talks. Depuis, il a recruté Cyril Hanouna, va mettre à l’antenne La Nouvelle Star, ou The Amazing Race [un Pékin Express américain], des programmes orientés CSP+ comme chacun sait. La chaîne aura un budget de 120 millions d’euros, alors qu’il s’agissait de 60 millions d’euros au départ. On nous raconte des calembredaines. Il a une différence entre les intérêts affichés et la réalité», a dénoncé le PDG.

 
Source : La Tribune