Fin de la loi Châtel : « une joute anti-free » selon l’UFC-Que Choisir

Fin de la loi Châtel : « une joute anti-free » selon l’UFC-Que Choisir
Avant de rencontrer Arnaud Montebourg, les associations de consommateurs jouent actuellement leur rôle en dénonçant la possible remise en cause de la loi Châtel. C’est principalement Edouard Barreiro, le responsable numérique de l’UFC Que Choisir qui monte au front depuis le début de la semaine. Dans une interview accordée à 20 Minutes, il explique que le durcissement des conditions de désengagement pour les abonnés 24 mois « n’a pas de sens ». Et de s’appuyer sur un rapport de l’ARCEP qui a mis en évidence que cette disposition de la loi Châtel « n’avait pas créé plus de concurrence. Ce dispositif n’est pas la panacée car il coûte très cher au consommateur. La seule fois où il s’est vraiment appliqué c’est quand Free est arrivé sur le marché avec ses forfaits sans engagements. »
 
Pour Edouard Barreiro cette « proposition est une joute anti-free, qui vise de façon insidieuse à remettre en cause les acquis des forfaits sans engagements et sans téléphone qui permettent une vraie transparence des tarifs et des prestations. Ce qui va arriver, c’est que quand les usagers vont vouloir changer leurs téléphones devenus obsolètes dans les mois à venir, on leur proposera des contrats verrouillés pendant 24 mois. Cela va poser un vrai problème de concurrence, alors que la concurrence peut se faire autrement que par des téléphones à bas prix, par la qualité du service notamment. »