Plans sociaux chez SFR et Bouygues Télécom : L’ARCEP contre attaque

Plans sociaux chez SFR et Bouygues Télécom : L’ARCEP contre attaque
556 postes supprimés chez Bouygues Télécom, jusqu’à 1000 en prévision chez SFR, les plans sociaux se multiplient dans les télécoms. Et les coupables sont tout trouvés pour ces opérateurs puisqu’ils désignent pour seuls responsables, Free Mobile et l’action de l’ARCEP en faveur de la concurrence. 
 
Jean- Ludovic Silicani a tenu à répondre à ces critiques lors d’un colloque à Paris ce lundi. En se défendant d’avoir négligé l’emploi au profit des seuls consommateurs. « On ne peut pas accuser les régulateurs européens des télécommunications d’être obsédés par la concurrence » a-t-il lancé. Et de défendre son action : « Les régulateurs des télécoms ont facilité l’investissement dans les réseaux, notamment dans les nouveaux réseaux, qui sont pourvoyeurs d’un nombre considérable d’emplois, puisque 75% des dépenses sont constituées par de la main-d’oeuvre et que celle-ci est localisée sur le territoire ».
 
Le Président de l’ARCEP a également répondu à Stéphane Richard qui avait déclaré en juin « Vingt ans de régulation européenne, ça conduit à quoi ? Qu’un opérateur latino-américain et demain chinois peut-être rachètent à vil prix des opérateurs européens ! ». « Quand on entend certains commentateurs affirmer que « la régulation menée en Europe depuis 20 ans a été un échec », on croit rêver ». En poursuivant : « on entend dire aussi ( …) que l’existence en Europe d’un grand nombre d’opérateurs, en comparaison, par exemple, avec la situation qui prévaut aux Etats-Unis, conduirait à une baisse des marges et de l’emploi » a lancé Jean Ludovic Silicani, affirmant que rien n’était plus faux.
 
Et de prendre l’exemple des Etats-Unis dont le secteur des télécoms a subi une consolidation depuis 10 ans et qui dans le même temps a détruit « 400 000 emplois, soit 30% des effectifs du secteur ». Car « les rapprochements se font généralement pour réaliser des économies. Et, cerise sur le gâteau, les prix de détail sont deux fois supérieurs à ce qu’ils sont en Europe" a expliqué le Président de l’ARCEP.
 
Source : Les Echos