Free Mobile : Faut-il réduire la politique publique à l’unique défense de l’intérêt du consommateur ?

Free Mobile : Faut-il réduire la politique publique à l’unique défense de l’intérêt du consommateur ?

 

Et de trois, nombreuses sont les interventions sur Free Mobile. Xavier Niel, Thierry Breton et maintenant Pascal Rogard directeur général de la Société civile des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) se livrent à une joute verbale d’une tribune à l’autre. 
 
Chacun d’entre eux ont présenté leur vision de l’évolution de l’économie des télécoms. Les détracteurs de Free Mobile se demandent si l’arrivée du quatrième entrant détruit la valeur ou met en danger les capacités d’innovation et d’investissement des opérateurs. 
Au delà de ces enjeux, le directeur général de la SACD se demande s’il est bon de réduire la politique publique à l’unique défense de l’intérêt du consommateur. Et le débat gagne même le gouvernement, le ministre du redressement productif doit faire un choix entre la thèse de l’emploi, du consommateur ou du dividende… 
 
"La mise en place d’une concurrence échevelée pour faire baisser, coûte que coûte, les tarifs semble être devenue l’alpha et l’oméga des nouvelles régulations. Or, si l’intérêt général n’est pas la somme d’intérêts particuliers, il ne peut que rarement se réduire à un seul objectif. C’est une alchimie complexe qui, en la matière, doit aussi prendre en compte des intérêts industriels, des dynamiques d’emploi et des logiques d’aménagement du territoire. L’évolution du secteur des télécoms a aussi des conséquences sur les rémunérations des auteurs et le financement du Centre national du cinéma, tous deux assis sur les chiffres d’affaires des opérateurs. Et il peut arriver à certains, à l’instar de Free, de tenter de se soustraire à leurs obligations en tordant à leur profit et au détriment des créateurs les règles fiscales !" écrit Pascal Rogard dans sa tribune publiée sur Le Point. 
 
Le directeur général de la SACD pointe également du doigt le risque du "consumérisme, cette course effrénée aux tarifs les moins élevés et à l’abondance débordante" sur les politiques de soutien à la création. 
 
Source : Le Point