Free Mobile : Les réponses de Xavier Niel à la concurrence

Free Mobile : Les réponses de Xavier Niel à la concurrence


Xavier Niel répond à la concurrence dans une tribune publiée dans Les Echos

 
« Les arguments des détracteurs de la quatrième licence et de la concurrence sont simples, voire simplistes ; la baisse des prix sur le mobile va amener les opérateurs à réduire leurs coûts, donc à diminuer l’emploi dans le secteur et naturellement à moins investir. Le bien être immédiat des consommateurs qui paient moins cher masquerait donc une « conception éculée de l’économie » dans laquelle la concurrence serait pour l’essentiel nuisible. Plus crument, pour certains il fallait laisser l’oligopole « se gaver ». Le débat est donc ouvert et je me propose d’y apporter une vision positive et j’espère objective » écrit le fondateur de Free en préambule.

 
Partant du constat que s’il y a un quatrième opérateur, ce n’est pas tant de la volonté d’un entrepreneur mais surtout parce que le marché mobile français était auparavant un oligopole lourdement sanctionnée par l’Arcep. Face à ce constat, les autorités se sont montrées favorable à l’attribution d’une quatrième licence.

 
L’emploi :
Concernant l’emploi, Xavier Niel a rappelé sa baisse depuis des années et sa stabilisation à partir de 2009. « Depuis le secteur connait une légère croissance. Effet de la quatrième licence ? » note Xavier Niel. Et concernant la menace sur le réseau de boutiques, « la distribution physique s’est également trouvée exsangue du fait du développement des réseaux de boutiques propriétaires développés ces dernières années par les opérateurs et captant jusqu’à 70% du volume d’affaire. Pour cette raison, plusieurs des grands réseaux indépendants ont apporté leur soutien écrit à notre candidature ». De cette façon, le patron de Free montre que Free Mobile n’est pas responsable de la mise à mal des boutiques.

 
L’investissement : 

Pour casser l’argumentaire de l’impact de Free Mobile sur l’investissent des opérateurs concurrents, Xaviel Niel s’intéresse au ratio « investissement / chiffre d’affaires » : « France Telecom, SFR et Bouygues Telecom ont des investissements qui représentent 12 à 20% de leur chiffre d’affaires. Iliad est à plus de 50% en 2011. Et regardons ensuite le taux de distribution des dividendes… il est colossal chez nos concurrents, quasi nul chez nous »

 
Le consommateur :
Avant Free Mobile, les consommateurs ne pouvaient pas faire un choix « éclairé correspondant à leurs besoins », la minute prépayée était chiffrée entre 30 et 55cts d’euros pour un coût de production de quelques centime. « Les forfaits illimités étaient proposés autour de 180€ par mois en 2008 quand le projet de quatrième licence était moribond, puis autour de 80 euros quand l’appel d’offre a été ouvert, et miraculeusement, quelques mois avant le lancement commercial de Free Mobile, 24,90€. Quels gains de productivité en quelques mois ! » explique Xavier Niel

 
Le déploiement de la 4G :

Xavier Niel met en parallèle le déploiement de la 3G et celui nouveau de la 4G pour montrer l’avantage concurrentiel de Free Mobile : « En terme d’investissements ; les trois opérateurs historiques qui du temps de l’oligopole avaient attendu des années avant de déployer la 3G, au mépris de leurs obligations, se précipitent sur le déploiement de la 4G pour se différencier du nouvel entrant. Cela a valorisé bien plus qu’attendu les fréquences et va fournir une quantité de travail importante à court terme pour l’installation des antennes. Cela s’ajoute aux capacités mobilisées sur plusieurs années pour déployer le réseau de Free Mobile ». D’autant que cette course génère de l’emploi.

 
Pour conclure, le fondateur de Free a rappelé le respect par son groupe des engagements pris dans la licence tout en rappelant l’intérêt économique évident du déploiement du réseau propre à Free Mobile.
« D’une manière plus générale notre pays maintiendra sa place et notre économie retrouvera son dynamisme économique si les entreprises innovent au bénéfice du consommateur. Ce n’est pas en protégeant des oligopoles de la concurrence, surtout en matière de nouvelles technologies et de numérique, que cet objectif sera atteint » termine Xavier Niel.
 
 

Source : Les Echos